universalité
nom, féminin, /ynivɛʁsalite/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens) — Académie 1935 (4 sens)
Littré (1873)
s. f.
Caractère de ce qui est universel, général.
Que cette Église ait quelque part des membres cachés, qu'elle s'obscurcisse, qu'elle périsse même quelque part, sa perpétuelle universalité ne laissera pas de subsister — Bossuet (1627-1704)
Il y a des hommes dont les lumières sont tellement bornées que l'universalité des sentiments est la seule preuve qui soit à leur portée — Diderot (1713-1784)
Caractère de ce qui s'étend à un ensemble de lieux, de temps, d'êtres.
Il [Jésus-Christ] en régla [de l'Église] la destinée sur la terre (qu'on me permette ce mot), en lui promettant une double universalité, l'une dans les lieux, et la seconde dans les temps — Bossuet (1627-1704)
[Jésus-Christ] pauvre véritablement et le plus pauvre de tous les pauvres, parce que tous les pauvres ne souffrent que pour eux-mêmes, et qu'il n'y a que Jésus-Christ qui pâtisse dans toute l'universalité des misérables — Bossuet (1627-1704)
Terme de jurisprudence. Totalité. L'universalité des biens.
Aptitude à toute chose, capacité universelle.
Les esprits bornés et resserrés dans leur petite sphère ne peuvent comprendre cette universalité de talents que l'on remarque quelquefois dans un même sujet — La Bruyère (1645-1696)
Madame, j'avoue qu'il est assez singulier qu'en donnant la paix aux Turcs, on me donne aussi une traduction d'une comédie ; je vois bien qu'il y a certaines âmes qui ne sont pas embarrassées de leur universalité — Voltaire (1694-1778)
Terme de logique. Qualité d'une proposition universelle.
Il est vrai que ses idées sont simples, étendues, vastes ; elles partent d'abord d'une grande universalité qui en est comme le tronc, et ensuite se divisent, se subdivisent, et, pour ainsi dire, se ramifient presque à l'infini — Fontenelle (1657-1757)
Il ne faut qu'un instant pour rendre à la vérité de ma proposition toute son universalité — Diderot (1713-1784)
Étymologie : Lat. universalitatem, de universalis, universel. Voy. UNIVERSEL.
Historique : XVIe s. L'universalité d'esprit, par laquelle le sage jette sa veue et consideration sur tout l'univers
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Ensemble, totalité, ce qui embrasse les différentes espèces. L’universalité des êtres, des sciences, des arts.
En termes de Jurisprudence, L’universalité des biens, La totalité des biens.
UNIVERSALITÉ signifie aussi Caractère de ce qui est universel, de ce qui s’étend à un très grand nombre de pays, d’hommes. L’universalité de la langue française.
En termes de Logique, L’universalité d’une proposition, Le caractère d’une proposition dont l’attribut convient à la totalité du sujet.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- universalités — pluriel — /ynivɛʁsalite/
- universalité — singulier — /ynivɛʁsalite/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée universalité#63374.