unique

unique

adjectif, /ynikə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (6 sens) — Académie 1935 (4 sens)

Littré (1873)

adj.

  1. Qui est un, dont il n'y a pas d'autre. Terme de l'Écriture. L'unique nécessaire, l'affaire du salut. Terme d'alchimie. Unique parfait, le mercure des philosophes. Terme de numismatique. Médailles uniques, médailles qui ne se trouvent pas même dans les cabinets les plus riches et qu'on ne rencontre que par hasard.

    Votre portrait vous fait tort, Incomparable Angélique, Il vous ressemble si fort Que vous n'êtes plus unique — GOMBAULT

    Non ! un frère incommode, et n'est pas de mon goût ; Et je veux être fils unique — Molière (1622-1673)

  2. On dit de certaines charges, qu'elles sont uniques, pour exprimer que ceux qui en sont revêtus n'ont point de collègue. Par extension, route unique, route où l'on n'a point de rival.

    On ne va plus à la postérité que par des routes uniques ; le grand chemin est trop battu, et on s'y étouffe — Voltaire (1694-1778)

  3. Fig. Qui est infiniment supérieur aux autres, auquel nul ne peut être comparé. En mauvaise part, ridicule, extravagant. Il est unique avec ses prétentions.

    Ces hommes uniques dont les ouvrages seront de tous les temps — Massillon (1663-1742)

    Elle [Mlle Clairon] n'était pas alors ce qu'elle est aujourd'hui ; elle a créé son art, elle est unique ; il est juste qu'elle soit persécutée à Paris — Voltaire (1694-1778)

  4. Il se dit, dans un sens analogue, des choses auxquelles nulle autre ne peut être comparée. Une grâce, une gentillesse unique. Voilà qui est unique, c'est unique, se dit, le plus souvent en mauvaise part, d'une chose à laquelle on ne s'attendait pas.

    Mme de Vins m'a priée de vous bien assurer de.... l'estime très particulière et très unique qu'elle a pour vous — Mme de Sévigné (1626-1696)

    Sire, faire des vers et de jolis vers après une victoire, est une chose unique et par conséquent réservée à Votre Majesté — Voltaire (1694-1778)

  5. S. m. Unique dauphin, variété de tulipe. Unique impérial, unique triomphant, variété d'œillet.

  6. S. f. Espèce de rose. Espèce de coquille univalve.

Étymologie : Lat. unicus, dérivé de unus, un.

Historique : XVIe s. Ce tant louable labeur de traduire me semble moien unique et suffisant pour elever nostre vulgaire à l'égal des autres plus fameuses langues L'unique et principale amitié descout toutes aultres obligations Sans parangon estes l'unique entre les belles

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

adj. des deux genres

  1. Qui est seul en son genre. Fils unique. Unique héritier. Selon la Fable, le phénix est unique en son espèce. On ne trouve plus ce livre, j’en ai l’unique exemplaire qui reste. Mon unique soin. Son unique préoccupation.

  2. Il signifie, figurément et par exagération, Qui est de beaucoup au-dessus des autres et auquel les autres ne peuvent être comparés. Ce peintre, ce musicien est unique en son genre. C’est un homme unique. Une élégance unique.

  3. Il se dit aussi par dérision d’un Homme ridicule, d’un extravagant, pour dire qu’il n’a pas son semblable. Vous êtes unique.

  4. Fam., Voilà qui est unique, c’est unique se dit d’une Chose à laquelle on ne s’attendait pas; il se prend souvent en mauvaise part.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • uniques — pluriel — /ynikə/
  • unique — singulier — /ynikə/

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Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.