tuilerie

tuilerie

nom, féminin, /tɥiləʁi/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Art du tuilier. Lieu où l'on fait de la tuile. Four propre à faire cuire des tuiles et briques.

  2. Absolument. Les Tuileries, palais à Paris et résidence des souverains de la France. Le jardin qui en dépend. Le cabinet des Tuileries, le gouvernement français, considéré dans ses relations avec les puissances étrangères.

    Ce palais fut ainsi nommé du lieu où il est situé, et qu'on appelait les Tuileries, parce qu'on y faisait de la tuile ; Catherine de Médicis le fit bâtir en 1564 — Saint-Foix (1698-1776)

    Mais puisque nous voici dedans les Tuileries, Le pays du beau monde et des galanteries — Pierre Corneille (1606-1684)

Étymologie : Tuilier ; génev. tuilière ; wallon, tûlreie.

Historique : XIIIe s. L'abbes et li couvens de Saint-Ourbain puent [peuvent] panre [prendre], pour la teulerie de Sonbru refaire, marrenier [du merrain]....

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Lieu où l’on fait de la tuile. Il y a une tuilerie en tel endroit.

  2. Absolument, Les Tuileries, Château qui servait de résidence parisienne au souverain, jusqu’au 4 septembre 1870, et qui a été brûlé en 1871. Il désigne aujourd’hui le Jardin qui s’étend depuis l’emplacement de ce palais jusqu’à la place de la Concorde. Aller se promener aux Tuileries.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • tuileries — pluriel — /tɥiləʁi/
  • tuilerie — singulier — /tɥiləʁi/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée tuilerie#62811.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.