truie
nom, féminin, /tʁɥi/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
La femelle du verrat. Fig. Tourner la truie au foin, changer de discours, parler d'autre chose, éviter de répondre. Il en avalerait autant qu'une truie de lait clair, se dit d'un gourmand qui mange avidement de quelque chose. C'est une bonne truie à pauvre homme, se dit d'une femme qui fait beaucoup d'enfants.
La truie que l'on mettait anciennement sur la porte des temples pour en étranger [éloigner] les juifs — Gabriel Naudé (1600-1653)
La truie doit avoir le corps long, le ventre ample et large, les mamelles longues — Buffon (1707-1788)
Un des noms donnés au zée forgeron, poissons acanthoptérygiens. Truie de mer, la scorpène scrofe, acanthoptérygiens de Cuvier, la scorpène truie de Lacépède.
Truie ou plate, nom qu'on donne, à Granville, à la morue préparée en vert quand elle est maigre et plate.
Étymologie : Wallon, trauie ; génev. cela s'en va en chair de truie, cela se détériore, se perd ; bourguign. treue ; Berry, treue, true, truie et cloporte, treu, un homme malpropre ; provenç. trueia, truiga, truoia ; catal. truja ; ital. troia ; bas-lat. troga, truiga, truia. D'après Diez, qui écarte la fausse citation de Pomponius Sabinus dans du Cange, la plus ancienne mention du mot est donnée par les Gloses de Cassel. Il faut y joindre ce témoignageci qui n'est pas moins ancien : Truyes est une localité dans l'arrondissement de Loches dite en latin Troicis en 844, Troium en 860, Troilis en 1010. Truyes
Historique : XIIIe s. Il resemblent la truie qui de boe est cargie [chargée] Se une truie tue un enfant, il le [la] pendent et trainent XIVe s. Che que li truie fait, compere [paye] maintes foiz Li petis pourchelez, dont che n'est mie drois XVe s. Un grant engin que on appelle truie, lequel engin estoit de telle ordonnance que il jetoit pierres de faix, et se pouvoient bien cent hommes d'armes ordonner dedans Ce qui fut aux truyes, je tien Qu'il doit de droit estre aux pourceaulx Mieulx aime truye bran que rose Qui touche le fan de la truie, Tant soit petit, il grogne et crie XVIe s. La nature des truies, …
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Femelle du porc.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- truies — pluriel — /tʁɥi/
- truie — singulier — /tʁɥi/
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