trouble-fête
nom, féminin, /tʁubləfɛtə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. m. et f.
Celui, celle qui vient interrompre de la joie, des plaisirs.
Vous avez du vin dans la tête, Et n'êtes qu'une trouble-fête — Scarron (1610-1660)
Je ne suis point un trouble-fête, je veux ce qu'on veut — Saint-Évremond (1614-1703)
Chose, événement qui produit le même effet ; en ce sens il est toujours masculin. Au plur. Des trouble-fête.
Si jamais on a vu quelqu'un dont la présence ait été un trouble-fête — Boursault (1638-1701)
J'imagine un trouble-fête Auquel il ne s'attend pas — Marmontel (1723-1799)
Étymologie : Troubler, et fête.
Historique : XVIe s. Trouble-feste
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Importun, indiscret qui vient interrompre la joie, les plaisirs d’une réunion publique ou particulière. C’est un trouble-fête.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- trouble-fête — forme de base
- trouble-fêtes — pluriel
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée trouble-fête#94027.