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trône

trône

nom, masculin · /tʁonə/

Usage : fréquent (13 occurrences par million, Lexique 3.83).

Définitions

  1. Siège d'apparat sur lequel s'assoit un souverain lors des cérémonies officielles.

    Le roi s'assit sur le trône pendant la cérémonie.

    « Madame, née sur le trône, avait l'esprit et le cœur plus haut que sa naissance »Bossuet (1627-1704)

    « D'une commune voix ils l'appellent au trône »Jean Racine (1639-1699)

  2. Pouvoir souverain, autorité royale ou impériale.

    Le prince était le seul héritier du trône.

    Synonyme : couronne.

    « Ce sont les peuples tout seuls qui donnent aux grands le droit qu'ils ont d'approcher du trône ; et c'est pour les peuples tout seuls que le trône lui-même est élevé »Massillon (1663-1742)

Définitions Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.

Expressions : le trône et l'autel · monter sur le trône

Grammaire et formes (2)
  • trônes : pluriel · /tʁonə/
  • trône : singulier · /tʁonə/

Témoignages historiques

Littré (1873) · 7 sens

s. m.

  1. Siége où les rois, les empereurs s'asseyent dans les fonctions solennelles de la souveraineté. Par extension.

    Autour de ce même trône il y en avait vingt-quatre autres, sur lesquels étaient assis vingt-quatre vieillards vêtus de robes blanchesLemaistre de Sacy (1613-1684)

    Sur son trône avec lui j'allais prendre ma place.... L'ingrat [Néron].... Se leva par avance, et, courant m'embrasser, Il m'écarta du trône où je m'allais placerJean Racine (1639-1699)

  2. Fig. Il se dit de Dieu.

    Ce sont de ces protestations d'Antiochus, dont la justice divine n'est point fléchie, et qui ne pénètrent pas jusqu'au trône de la miséricordeBourdaloue (1632-1704)

    Dieu que la lumière environne.... Et dont le trône est porté par les angesJean Racine (1639-1699)

  3. Fig. La puissance souveraine. Monter sur le trône, monter au trône, prendre possession de la royauté. Mettre, placer sur le trône, donner la puissance souveraine. Placer sur le trône, se dit aussi d'un monarque qui prend pour épouse une femme d'un rang inférieur. Se mettre sur le trône, s'emparer de l'autorité souveraine.

    Aujourd'hui dans le trône, et demain dans la bouePierre Corneille (1606-1684)

    Mademoiselle, cousine germaine du roi, Mademoiselle destinée au trôneMme de Sévigné (1626-1696)

  4. Fig. La personne du souverain, son gouvernement. Discours du trône, discours que, dans les états constitutionnels, le souverain prononce à l'ouverture de chaque session des assemblées législatives.i

    Ce sont les peuples tout seuls qui donnent aux grands le droit qu'ils ont d'approcher du trône ; et c'est pour les peuples tout seuls que le trône lui-même est élevéMassillon (1663-1742)

    Patkul.... fut député de la noblesse livonienne pour porter au trône les plaintes de la provinceVoltaire (1694-1778)

  5. Siége élevé où le pape se met dans certaines cérémonies publiques. Trône épiscopal, le siége qui est au haut du chœur dans les églises cathédrales, et où l'évêque se met quand il officie pontificalement.

  6. Au plur. Terme de théologie. Un des neuf chœurs des anges (on met un T majuscule).

    Parmi tant de Séraphins, de Trônes, d'Ardeurs.... nul ne se sentit assez de force pour s'offrir au sacrificeChateaubriand (1768-1848)

  7. Le Trône, nom donné parfois à la constellation de Cassiopée, appelée aussi la Chaise.

Étymologie : Lat. thronus, du grec θρόνος, siége.

Historique : XIIe s. Que le regne seit del tut remued de Saul e des suens, e li throdnes David seit eshalcied sur Israel e sur Juda dès Dan jesque Bersabée XIIIe s. Saint Jehan en fait ses devises Des sept angels, des sept eglises, Des sept chandeliers où Dieu raie, Des sept lampes ou trosne assises, Où toute charité est gaye N'a plus bele dessous le tron [ciel] Sa ureison [prière] ert [était] pure e bone, Devant la face Deu en trone Munte cume fet la fumée De encens ki à Deu agrée XIVe s. Roan estoit, d'antiquité, La plus orgueilleuse cité Qui fust comme li trosne [ciel] cuevre XVe s. Et Trones [anges] so…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.

Académie française, 8e édition (1935) · 7 sens

n. m.

  1. Siège élevé où les souverains sont assis dans les circonstances solennelles. Trône magnifique, superbe, éclatant de pierreries. L’empereur se plaça sur son trône pour recevoir les ambassadeurs. Le roi étant sur son trône. La salle du trône.

  2. Il s’emploie figurément pour désigner la Puissance souveraine. Prendre possession du trône. Chasser un prince du trône. Alexandre renversa le trône des Perses. Soutenir un trône chancelant. Relever un trône abattu. Cette victoire servit à affermir le trône du nouveau prince. Tomber du trône. Aspirer au trône. L’héritier du trône. Trône héréditaire. Trône électif.

  3. Monter sur le trône, Prendre possession de la souveraineté. Descendre du trône, Abandonner le pouvoir souverain.

  4. Discours du trône, Discours prononcé par un souverain constitutionnel à l’ouverture de chaque session des chambres législatives.

  5. TRÔNE se dit, par extension, du Siège élevé qu’occupe le pape dans certaines cérémonies publiques.

  6. Trône épiscopal, Siège placé au haut du choeur, dans les églises cathédrales, et où l’évêque se met quand il officie pontificalement.

  7. TRÔNES, au pluriel, dans le langage religieux, désigne Un des choeurs de la hiérarchie des Anges. Les Séraphins, les Chérubins et les Trônes.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935), domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire. Tout ce témoin.

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR, entrée trône#62744.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.