tromperie
nom, féminin, /tʁɔ̃pəʁi/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
Action de tromper.
N'est-ce pas une erreur sérieuse et délibérée, une tromperie de bonne foi faite à soi-même par soi-même ? — Guez de Balzac (1597-1654)
Dans l'amour, la tromperie va presque toujours plus loin que la méfiance — LA ROCHEFOUCAULD
Illusion.
Les riches de la terre, qui, durant cette vie, jouissant de la tromperie d'un songe agréable, s'imaginent avoir de grands biens — Bossuet (1627-1704)
Tremblez dès à présent à la tromperie de vos passions, aux belles couleurs dont elles parent vos vices secrets — Bossuet (1627-1704)
Étymologie : Tromper.
Historique : XIVe s. Se Bertran du Guesclin à la chiere hardie Les venoit assaillir avec sa compagnie, On nous aroit joué d'une grant tromperie XVe s. Vous en estes ung fin droit maistre.... Par ma foy, mais de tromperie XVIe s. Je ne refuse point de soffrir pour ceste tromperie tous telz tourmens que tu voudras La tromperie [action de se tromper] n'est pas de tel interest, de trouver les ennemis par effect plus foibles qu'on n'avoit espéré, que de les trouver à la verité bien forts, aprez les avoir jugez foibles par reputation
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Action de tromper. Tromperie insigne, manifeste, visible. Vous aurez de la peine à vous garantir de ses tromperies.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- tromperies — pluriel — /tʁɔ̃pəʁi/
- tromperie — singulier — /tʁɔ̃pəʁi/
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