tristement
adverbe, /tʁistəmɑ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
adv.
D'une manière triste.
Un mort s'en allait tristement S'emparer de son dernier gîte — La Fontaine (1621-1695)
Il nous dit cela si tristement, qu'il me fit pitié — Pascal (1623-1662)
D'une manière fâcheuse, misérable.
À la fin tous ces jeux que l'athéisme élève, Conduisent tristement le plaisant à la Grève — Boileau (1636-1711)
On ne peut pas dire des jésuites que leur mort ait été aussi brillante que leur vie ; si quelque chose même doit les humilier, c'est d'avoir péri si tristement, si obscurément, sans éclat et sans gloire — D'Alembert (1717-1783)
Étymologie : Triste, et le suffixe ment.
Historique : XIIIe s. Por quoi me sueffres tu à demener si tristement, endementieres que [pendant que] mes anemis m'aflit ?
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adv.
D’une manière triste. Il me regarda tristement. Il s’en est allé tristement. Il est pauvre, il vit bien tristement.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (1)
- tristement — forme de base — /tʁistəmɑ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée tristement#62469.