tribune
nom, féminin, /tʁibynə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (7 sens) — Académie 1935 (6 sens)
Littré (1873)
s. f.
Lieu élevé d'où les orateurs grecs et romains haranguaient le peuple. Monter à la tribune.
La tribune aux harangues était une espèce d'échafaud solidement établi et à demeure, avec un siége pour les magistrats, qui seuls avaient droit d'y monter et d'y haranguer le peuple — BOUCHAUD
Aujourd'hui, dans les assemblées délibérantes, lieu élevé d'où parlent les orateurs. La tribune de la chambre des députés. L'éloquence de la tribune, le genre d'éloquence propre aux débats des assemblées politiques. La tribune sacrée, la chaire où montent les ecclésiastiques pour parler au peuple.
Que de périls la tribune orageuse Offre aux vertus qui l'osent affronter ! — Béranger (1780-1857)
L'exposé sur notre situation morale que le ministre de la police générale [Fouché] apportait à la tribune — Villemain (1790-1870)
Lieu élevé et réservé dans les églises, dans les grandes salles d'assemblées publiques. Fig.
Mlle de Fontanges est d'une beauté singulière, elle paraît à la tribune comme une divinité ; Mme de Montespan de l'autre côté, autre divinité — Mme de Sévigné (1626-1696)
Elle avait un appartement dans un couvent de religieuses et une tribune à l'église des Capucins, mais avec autant de mystère que les femmes galantes de ce temps-là avaient de petites maisons — Marmontel (1723-1799)
Tribune d'orgues, grande tribune où est placé le buffet d'orgues, dans une église.
Balcon autour de la lanterne d'un dôme.
Dans les bibliothèques publiques, galerie ou balcon qui court autour des murs à moitié d'étage.
Dans la galerie des Offices, à Florence, salon où l'on a réuni les plus belles toiles et les plus belles sculptures ; c'est à l'imitation de cette tribune qu'on a fait le salon carré au Louvre.
Nous aurions composé avec ces maîtres si contestés alors, si admirés aujourd'hui, une sorte de tribune ou de salon carré romantique capable de se soutenir à côté des plus belles œuvres anciennes — Théophile Gautier (1811-1872)
Étymologie : Bas-lat. tribuna, qui paraît provenir du latin tribunal, siége élevé.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Lieu élevé d’où les orateurs grecs et les orateurs romains haranguaient le peuple. La tribune aux harangues. Il monta à la tribune et parla au peuple.
Il se dit aujourd’hui, dans les Assemblées délibérantes, d’un Lieu élevé, d’une sorte d’estrade d’où parlent les orateurs. La tribune de la Chambre des députés, du Sénat. Les discours prononcés à la tribune, du haut de la tribune.
L’éloquence de la tribune, Le genre d’éloquence propre aux débats des assemblées politiques.
La tribune sacrée, La chaire où montent les ecclésiastiques pour parler au peuple. Il n’est que du style soutenu.
TRIBUNE se dit aussi d’un Lieu ordinairement assez élevé, où se mettent certaines personnes qui doivent occuper une place séparée, dans les églises, dans les lieux d’assemblée publique. La tribune des musiciens est mal placée. Il entendit la messe dans la tribune. Les tribunes publiques. Les tribunes réservées de la Chambre des députés. La tribune du corps diplomatique. La tribune des journalistes. Les tribunes d’un champ de courses.
Tribune d’orgues, Grande tribune où est placé le buffet d’orgues, dans une église.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- tribunes — pluriel — /tʁibynə/
- tribune — singulier — /tʁibynə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée tribune#62263.