tressaillement
nom, masculin, /tʁɛsajəmɑ̃/ ou /tʁesajəmɑ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. m.
Agitation subite d'une personne vivement émue.
Un long tressaillement, suivi d'un froid mortel, A fermé les beaux yeux d'Obéide oppressée — Voltaire (1694-1778)
Mon père, en m'embrassant, fut saisi d'un tressaillement que je crois sentir et partager encore — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)
Vulgairement. Tressaillement de nerfs, mouvement soudain et convulsif dans les muscles ; tressaillement d'un nerf, déplacement momentané d'un tendon : locutions qui ne sont point du langage médical.
Étymologie : Tressaillir.
Historique : XVIe s. Les battemens de mains, les tressaillements des assistans à ouïr une harengue La contraction et tressaillement des muscles, qui en dormant survient ordinairement aux fractures Il lui print [à Xercès considérant son armée] un tressaillement d'ayse à veoir tant de milliers d'hommes à son service
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Légère agitation, brusque mouvement causé par une émotion vive. La peur et la joie donnent des tressaillements. à cette vue il éprouva un doux tressaillement.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- tressaillements — pluriel — /tʁesajəmɑ̃/ ou /tʁɛsajəmɑ̃/
- tressaillement — singulier — /tʁesajəmɑ̃/ ou /tʁɛsajəmɑ̃/
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