s. m.
Homme adonné au travail. Au fém. Une bonne et habile travailleuse.
Il est grand travailleur, exact, plein de bon sons — Louis-Benoît Picard (1769-1828)
Celui qui se livre à quelque travail.
Il est certain que plusieurs de nos travailleurs y ont mis [dans l'Encyclopédie] bien des choses inutiles, et quelquefois de la déclamation — D'Alembert (1717-1783)
Un ouvrier, un homme de travail, par opposition au capitaliste. Les travailleurs et les capitalistes. Les travailleurs de la pensée, se dit, dans les discussions socialistes, de ceux qui travaillent, mais non de leurs mains.
Absolument et au plur. Soldats qu'on emploie à des travaux de retranchements, soit pour attaquer, soit pour défendre.
Les travailleurs fuient en désordre ; mais on les soutint aussitôt après, et on rétablit le logement — Pellisson (1624-1693)
Parmi les convulsionnaires de Saint-Médard, travailleurs, ceux qui donnaient des secours.
Au fém. plur. Travailleuses, les abeilles ouvrières.
Les travailleuses paraissent prévoir ce que doit pondre la mère [des abeilles] — Mme de Genlis (1746-1830)
Adj. Travailleur, travailleuse, qui aime à travailler. Cette jeune fille est travailleuse. Les fils travailleurs, les fils qui concourent à faire le tulle à la mécanique.
Il [le duc de Choiseul] est généreux comme Aboul Cassem, brillant comme le chevalier de Gramont, et travailleur comme M. de Louvois — Voltaire (1694-1778)
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).