trappe

trappe

nom, féminin, /tʁapə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (6 sens) — Académie 1935 (7 sens)

Littré (1873) — entrée 1

s. f.

  1. Porte posée horizontalement sur une ouverture à rez-de-chaussée ou au niveau du plancher.

    Ces deux hommes levèrent une grande trappe de bois, couverte de terre et de broussailles, qui cachait l'entrée d'une longue allée en pente et souterraine — Lesage (1668-1747)

  2. L'ouverture elle-même. Monter au premier par une trappe.

  3. Espèce de porte, de fenêtre qui se hausse et qui se baisse dans une coulisse. La trappe d'un colombier.

  4. Espèce de porte en tôle, dans une cheminée à la prussienne ou autre. Pièce de tôle servant à intercepter l'air froid d'une cheminée. Petite porte que l'on place sur un coffre de cheminée pour le service des ramoneurs.

  5. Pièce de fer qui s'engage dans les dents du cric des berlines.

  6. Piége pour prendre des bêtes, formé d'un trou pratiqué en terre et recouvert de branchages, ou d'une bascule. Tendre une trappe. Dresser une trappe.

Étymologie : Provenç. trapa ; espagn. trampa ; portug. trapa ; ital. trappola ; du bas-lat. trappa (qui est dans la loi salique), lequel vient de l'anc. haut-all. trapo, piége.

Historique : XIIe s. ....cil qui delivrera Tous ces qui sont pris à la trape Au reaume dont nus n'eschape XIIIe s. Ne huchier ne huissier ne pueent [peuvent] ne ne doivent faire ne trappe ne huis ne fenestre, sans goujons de fust ou de fer par leurs seremens Or est Renart en male trape, Que li chien durement le hape XVe s. Chien et chat, la trape aux souris XVIe s. De vous tenir près des herses, trappes et bacules, de peur qu'on ne les abatte Qui fait la trappe, qu'il n'y cheie La trape des cieux Toute personne prenant, en quelque part que ce soit, pigeons à trappe, fillets, ou collets, est par laditte cou…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Sorte de porte posée horizontalement sur une ouverture au niveau du sol. Lever, ouvrir la trappe. La trappe était ouverte, il tomba dans la cave. Il y a un grand nombre de trappes sur la scène de l’Opéra.

  2. Il se dit, par extension, de l’Ouverture même. Monter dans un grenier par une trappe.

  3. Il se dit encore d’une Sorte de porte, de fenêtre qui se hausse et qui se baisse dans une coulisse. Fermer la trappe du colombier. Aux cages des bêtes féroces il y a ordinairement des trappes.

  4. Il se dit également d’une Plaque de tôle, de fonte placée dans une cheminée pour la fermer à l’occasion. Baisser la trappe.

  5. Il se dit aussi d’un Trou que l’on fait en terre et que l’on couvre d’une bascule ou de branchages et de feuillages, afin qu’une bête sauvage, venant à passer sur la bascule ou sur les branchages, tombe dans le trou. Tendre une trappe. Dresser une trappe. Le renard s’est pris dans la trappe.

  6. TRAPPE se dit aussi de l’Ordre des Trappistes. Aller, entrer à la Trappe.

  7. Il se dit également d’une Maison de Trappistes. Se retirer dans une Trappe.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • trappes — pluriel — /tʁapə/
  • trappe — singulier — /tʁapə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée trappe#62068.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.