transe
nom, féminin, /tʁɑ̃sə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
Grande appréhension d'un mal qu'on croit prochain.
Ainsi, toujours en transe, en ce nouveau souci — Mathurin Régnier (1573-1613)
Son discours m'a laissé dans des transes mortelles — Tristan L'Hermite (1601-1655)
Étymologie : Wallon, transs, glas qu'on sonne pour la mort ; espagn. et portug. trance, heure de la mort, moment décisif ; ital. transito, passage de vie à trépas ; du lat. transitus, passage. En français, transe, qui a voulu dire toute vive émotion pénible, tient à transir (voy. ce mot).
Historique : XVe s. Ainsi [je] party en desplaisance D'amour, faisant chiere marrie, Et, comme tout ravi en trance, Prins congié, sans que plus mot dye XVIe s. Jamais mon esprit, estant tousjours en transe aux escoutes de l'advenir pour le regard du bien public, n'a jeté ceste crainte arriere de soi Selon les regles de l'art, à tout dangier qu'on approche, il fault estre quarante jours en transe de ce mal [la peste]
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Frayeur, angoisse très vive, appréhension d’un malheur, d’un accident. Il est toujours en transe. Il est dans les transes, dans des trames mortelles à la pensée de ce qui pourrait arriver.
En termes de Spiritisme, état de transe ou simplement Transe, état particulier d’hypnose et d’angoisse où les médiums prétendent se trouver au moment où l’esprit se manifesterait en eux. Entrer en transe.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- transes — pluriel — /tʁɑ̃sə/
- transe — singulier — /tʁɑ̃sə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée transe#61934.