tramé · trame

tramé

adjectif

Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens)

Littré (1873)

part. passé

  1. Dont la trame est passée entre les fils de la chaîne. Une étoffe tramée d'or, d'argent. Fig.

    Le ciel, qui les avait l'un pour l'autre formés, Voulut que d'un même or leurs jours fussent tramés — Jean Racine (1639-1699)

  2. Fig. Comploté.

    Le 19 d'avril 1416, on découvrit une conspiration tramée dans Paris par le duc de Bourgogne — Saint-Foix (1698-1776)

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée TRAMÉ, ÉE.

trame

nom, féminin, /tʁamə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (3 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Fil que l'on conduit avec la navette entre les fils qu'on nomme chaîne, pour faire de la toile et diverses sortes de draps et d'étoffes. Trame de soie. Trame de fil. Par extension.

    Les corps organisés sont des tissus plus ou moins fins, des ouvrages à réseaux, des espèces d'étoffes dont la chaîne forme elle-même la trame par un art que nous ne nous lasserions point d'admirer s'il nous était connu — Charles Bonnet (1720-1793)

  2. Fig. Le cours de la vie, de la destinée.

    Mon père est mort, Elvire, et la première épée Dont s'est armé Rodrigue a sa trame coupée — Pierre Corneille (1606-1684)

    Il a coupé ma trame dès le commencement de mes jours — Bossuet (1627-1704)

  3. Fig. Complot, ruse.

    De combien de tragédies, Sans ton assuré secours, Étaient les trames ourdies Pour ensanglanter nos jours ? — Malherbe (1555-1628)

    Je sais les tours rusés et les subtiles trames Dont pour nous en planter savent user les femmes — Molière (1622-1673)

  4. Nom donné à une sorte de soie moulinée.

Étymologie : Wallon, traimm ; provenç. espagn. et ital. trama ; du latin trama, que les étymologistes tirent de trameare, passer au delà, entre, de tra, au delà, et meare, passer (voy. MÉAT).

Historique : XIIIe s. Trop voit l'en en cest monde volentiers ce k'on aime ; Mes pou vault telz deduiz, car adès y fault traime XVe s. Se la traime fault et l'en y mette traime de mendre [moindre] valeur XVIe s. Sur le mestier d'un si vague penser Amour ourdit les trames de ma vie

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Fil passé, conduit par la navette entre les fils tendus sur le métier, qu’on nomme Chaîne, pour faire de la toile, du drap, un tissu quelconque. Il y a des étoffes dont la chaîne est de fil et la trame de soie.

  2. Fig. et poétiq., La trame de sa vie, la trame de ses jours, Le cours de sa vie, la durée de sa vie.

  3. TRAME signifie aussi, figurément, Complot, intrigue nouée. Il a ourdi cette trame odieuse.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • trames — pluriel — /tʁamə/
  • trame — singulier — /tʁamə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée trame#61874.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.