traîné
adjectif
Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens)
Littré (1873)
part. passé
Tiré après soi.
Traîné par les rues de Jérusalem dans cet appareil ignominieux — Bourdaloue (1632-1704)
De mille affreux soldats Junie environnée S'est vue en ce palais indignement traînée — Jean Racine (1639-1699)
Qu'on fait durer.
En matière d'hyménées L'importune longueur des affaires traînées Attire assez souvent de fâcheux embarras — Pierre Corneille (1606-1684)
L'ivrogne et le gourmand recevront leurs supplices Du souvenir amer de leurs chères délices ; Et ces repas traînés jusques au lendemain Mêleront leur idée aux rages de la faim — Pierre Corneille (1606-1684)
Qui se prolonge, en parlant des sons. En médecine, toux traînée, toux qui ne cesse pas nettement.
Le cri du torcol est un son de sifflement assez aigre et traîné, ce que les anciens appelaient proprement stridor — Buffon (1707-1788)
S. f. Traînée des rues, prostituée. Autant traîné que porté, voy. PORTÉ.
Tu verrais qu'il n'a jamais pu séduire qu'une traînée — Mirabeau (1749-1791)
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée TRAÎNÉ, ÉE.