traille
nom, féminin, /tʁajə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
Corps flottant, employé pour passer une rivière, dit aussi pont volant ; il est fixé à une poulie mobile le long d'un câble tendu en travers d'une rivière. La traille traverse sous l'impulsion du courant qui frappe obliquement ses côtés. Corde qui sert à guider un pont volant.
Il se dit aussi de deux ou trois bateaux liés ensemble et recouverts de madriers, qui, étant attachés par une longue corde à un point solide établi au milieu du fleuve, passent d'un bord à l'autre par la seule force du courant.
Étymologie : Diez le tire du lat. tragula, herse ; la forme est bonne, mais le sens ne l'est pas. Il rejette la conjecture émise par quelques-uns que traille est une contraction de tiraille, parce qu'il n'existerait pas de verbe trailler ; mais trailler exisle, par conséquent la conjecture prend beaucoup de probabilité.
Historique : XIVe s. Ronsses et arboirie s'elle y croist [sur le bord d'une rivière] où trailles de nefs ne pourroient passer ; si grant arboirie [les riverains] n'y doivent laisser qu'on n'y puisse trailler ; et, s'il ne le faisoient, les trailleurs pourroient coupper si avant que pour leur dite traille porter
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Amarre reliée à un bac et pourvue d’une poulie mobile le long d’un câble établi au travers d’un cours d’eau. Bac à traille.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- trailles — pluriel — /tʁajə/
- traille — singulier — /tʁajə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée traille#61857.