tracas
nom, masculin, /tʁaka/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. m.
Mouvement accompagné d'embarras, le plus souvent pour des choses de peu d'importance.
Mais ne saurai-je point pourquoi, tout ce tracas ? Pourquoi tant de détours — Hauteroche (1617-1707)
Tout ce tracas qui suit les gens que vous hantez — Molière (1622-1673)
Se dit populairement du métier qu'on fait. Je fais tout doucement mon petit tracas.
Tes choux, tes aulx, enfin tout ton tracas — La Fontaine (1621-1695)
Je ne suis pas si aise, et je la [ma vie] gagne à faire le tracas des maisons — Marivaux (1688-1763)
Fig. Petits embarras.
L'affaire du salut va avant les tracas du ménage — LE P. SIM. MARS
Les Levantins en leur légende Disent qu'un certain rat, las des soins d'ici-bas, Dans un fromage de Hollande Se retira loin du tracas — La Fontaine (1621-1695)
Espace vide dans les planchers d'une raffinerie de sucre.
Étymologie : Substantif verbal de tracasser.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Mouvement accompagné d’embarras, le plus souvent pour des choses de peu d’importance. Il y a bien du tracas dans cette maison. Il est dans le tracas du déménagement. Il vieillit en ce sens.
Il s’emploie aussi figurément et signifie Souci, peine, fatigue. Le tracas des affaires. Les tracas du ménage. Il est familier dans les deux sens.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (1)
- tracas — forme de base — /tʁaka/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée tracas#61779.