tortue

tortue

nom, féminin, /tɔʁty/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (6 sens) — Académie 1935 (4 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Animal amphibie à quatre pieds, qui marche fort lentement, et dont le corps est couvert d'un têt, d'une écaille (famille de la classe des reptiles). Tortue de mer. Tortue de terre. Soupe à la tortue. Écaille de tortue. Pas de tortue, marche très lente. À pas de tortue, en tortue, comme une tortue, très lentement.

    Il laisse la tortue Aller son train de sénateur ; Elle part, elle s'évertue : Elle se hâte avec lenteur — La Fontaine (1621-1695)

    Nos gens y prirent une tortue du poids environ de deux cents livres — BOUGAINV.

  2. Espèce d'abri ou de toit que les Romains formaient en tenant leurs boucliers réunis au-dessus de leurs têtes, pour se couvrir en approchant du pied de la muraille d'une ville assiégée. Machine de guerre, montée sur des roues et couverte, à l'abri de laquelle on pouvait s'avancer jusqu'au pied des murailles d'une ville assiégée.

    Ayant mis leurs boucliers sur leurs têtes, ils s'avancèrent ainsi en tortue, sans que ni les traits ni les tuiles pussent leur nuire en aucune façon — Rollin (1661-1741)

  3. Ustensile pour la coction de certains mets. Terme de cuisine. Tête de veau en tortue, c'est-à-dire à la financière.

  4. Constellation qu'on appelle aussi la Lyre.

  5. Terme de marine. Embarcation qu'on emploie pour traverser un bras de met

  6. Petite tortue ou vanesse, sorte de papillon.

Étymologie : Tortu, la bête ayant été ainsi nommée parce qu'elle a les pieds tortus ; provenç. et espagn. tortuga.

Historique : XIIIe s. D'un home pereceus je dirai : ce est une tortue XVIe s. Testudo, maladie ainsi appelée, à cause que les patiens ont une apostume à la teste, semblable à une tortue Belier, vignes, tortues, balistes La tortue, quand elle a mangé de la vipere

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Reptile amphibie à quatre pieds, qui marche très lentement, et dont tout le corps, à la réserve de la tête, des pieds et de la queue, est couvert d’une grande enveloppe dure et le plus souvent garnie d’écailles. Tortue de terre, tortue terrestre. Tortue de rivière, tortue d’eau douce. Il y a dans ce pays des tortues de mer d’une grandeur prodigieuse. écaille de tortue. OEufs de tortue. La chair de tortue est délicate. Soupe à la tortue.

  2. Fam., à pas de tortue, Lentement. Il va, il marche à pas de tortue. On dit aussi : Il va comme une tortue.

  3. TORTUE, en termes d’Antiquité romaine, se dit d’une Sorte de carapace que les soldats formaient en tenant leurs boucliers au-dessus de leur tête et en les serrant les uns contre les autres, pour être à couvert des traits de l’ennemi en approchant du pied des murailles d’une ville assiégée.

  4. Il se disait également d’une Machine de guerre montée sur des roues et couverte, à l’abri de laquelle on pouvait s’avancer de même jusqu’au pied des murailles d’une ville assiégée.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • tortues — pluriel — /tɔʁty/
  • tortue — singulier — /tɔʁty/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée tortue#61570.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.