torpeur
nom, féminin, /tɔʁpœʁ/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
Sentiment de pesanteur générale ou partielle avec une diminution également générale ou partielle de la sensibilité et du mouvement, allant parfois jusqu'à l'assoupissement. Par extension.
Il ne leur est pas venu dans l'esprit que les cailles se retirassent aux approches des froids dans des trous pour y passer l'hiver dans un état de torpeur et d'engourdissement, comme font les loirs, les hérissons, les marmottes.... — Buffon (1707-1788)
Le triste hiver, saison de mort, est le temps du sommeil, ou plutôt de la torpeur de la nature — Buffon (1707-1788)
Fig. État d'inaction de l'âme. Les esprits sont plongés dans la torpeur.
Étymologie : Lat. torporem.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Engourdissement, somnolence, ralentissement des fonctions vitales. Ce malade est dans la torpeur.
Il se dit au figuré de l’Engourdissement des facultés de l’esprit. Il n’y a pas moyen de tirer cet homme de sa torpeur. Tous les esprits étaient dans la torpeur.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- torpeurs — pluriel — /tɔʁpœʁ/
- torpeur — singulier — /tɔʁpœʁ/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée torpeur#61525.