torchis
nom, masculin, /tɔʁʃi/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. m.
Mortier composé de terre grasse et de paille coupée qu'on emploie pour certaines constructions. On s'en sert pour remplir les vides souvent très grands d'un bâtiment en charpente, ce qui permet d'économiser le bois.
Vitruve, qui avait voyagé en Gaule et en Espagne, dit qu'encore de son temps les maisons étaient bâties d'une espèce de torchis, couvertes de chaume ou de bardeau de chêne, et que les peuples n'avaient pas l'usage des tuiles — Voltaire (1694-1778)
Étymologie : Torcher. Torchis, dans l'ancienne langue, avait en outre le sens de torche, flambeau.
Historique : XIIIe s. Li sueil sont de desesperance, Et li pommel de mescheance, Li torcheïs est de haïne XVIe s. Place très mauvaise et d'assiette et d'estoffe, comme estant commandée à la mousquetade, et aiant en plusieurs lieux ses parapets de torchis
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Mortier composé de terre grasse et de paille, ou de foin coupé, qu’on emploie pour certaines constructions. Dans ce pays, il n’y a point de pierres; les maisons et les murs de clôture sorti de torchis, sont en torchis.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (1)
- torchis — forme de base — /tɔʁʃi/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée torchis#61495.