tonsuré
adjectif, /tɔ̃syʁe/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)
Littré (1873)
part. passé
Substantivement. Un tonsuré. Un simple tonsuré.
Je demande un petit bénéfice au roi pour un fils de Mme de Montchevreuil qui a quinze ans, qui est tonsuré — Mme de Maintenon (1635-1719)
Permettez-moi de vous faire une petite remarque sur l'intelligence entre les rois et les prêtres que l'auteur du Système [de la nature] reproche aux fronts couronnés et aux fronts tonsurés — Voltaire (1694-1778)
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (4)
- tonsurées — pluriel féminin — /tɔ̃syʁe/
- tonsurés — pluriel masculin — /tɔ̃syʁe/
- tonsurée — singulier féminin — /tɔ̃syʁe/
- tonsuré — singulier masculin — /tɔ̃syʁe/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée tonsuré#61446.
tonsure
nom, féminin, /tɔ̃syʁə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873)
s. f.
Cérémonie de l'Église catholique, par laquelle l'évêque, introduisant un homme dans l'état ecclésiastique, lui donne le premier degré de la cléricature en lui coupant une partie des cheveux. Recevoir la tonsure. Lettres de tonsure. Prendre la tonsure, entrer dans l'état ecclésiastique. Bénéfice à simple tonsure, bénéfice que l'on peut posséder n'ayant que la tonsure et sans être obligé de prendre les ordres sacrés et de résider sur les lieux. Fig. Un docteur, un médecin, un avocat à simple tonsure, un docteur un médecin, un avocat qui n'est pas fort habile. Par extension. Gentilhomme à simple tonsure, un petit gentilhomme, un pauvre gentilhomme (locution vieillie).
Il [le cardinal de Bouillon] trouva un gentilhomme romain fort à simple tonsure, qui, avec de l'argent, s'était fait faire prince par le pape — Saint-Simon (1675-1755)
Couronne que l'on fait sur la tête aux clercs, sous-diacres, diacres, prêtres, etc. en leur rasant des cheveux. Il a fait faire sa tonsure.
Il n'était pas permis [sous Charlemagne] de porter la tonsure sans appartenir à un évêque — Voltaire (1694-1778)
Étymologie : Prov. esp. et ital. tonsura ; du lat. tonsura, de tonsum, supin de tondere, tondre.
Historique : XVe s. Il disposa aussi de ses benefices, qui n'estoient qu'à simple tonsure XVIe s. Les uns font la premiere ordre de la tonsure clericale, la derniere de l'evesché Il sentoyt ung doulx prurit des ongles et desgourdissement des braz, ensemble tentation vehemente en son esperit de battre ung sergent ou deuz, pourveu que ilz n'eussent tonsure
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Couronne que l’on fait sur la tête aux clercs, prêtres, moines, etc., en leur rasant les cheveux en rond. Il a fait faire sa tonsure. Porter la tonsure.
Il se dit aussi de la Cérémonie de l’église catholique par laquelle l’évêque introduit un homme dans l’état ecclésiastique et lui donne le premier degré de la cléricature en lui coupant les cheveux au sommet de la tête. Tonsure cléricale. Donner la tonsure. Recevoir la tonsure.
Prendre la tonsure, Entrer dans l’état ecclésiastique.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- tonsures — pluriel — /tɔ̃syʁə/
- tonsure — singulier — /tɔ̃syʁə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée tonsure#61444.
tonsuré
nom, masculin
Voir aussi : forme féminine tonsurée
Grammaire et formes (2)
- tonsurés — pluriel
- tonsuré — singulier
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée tonsuré#104930.