tombe
nom, féminin · /tɔ̃bə/
Usage : fréquent (42 occurrences par million, Lexique 3.83).
Définitions
Lieu où repose le corps d'un défunt, généralement signalé par une pierre.
Il a déposé des fleurs sur la tombe de son grand-père.
Synonyme : sépulture.
« Avant qu'un peu de terre, obtenu par prière, Pour jamais sous la tombe eût enfermé Molière »Boileau (1636-1711)
« Moi bien portant, quoi ! vous pensez d'avance à m'ériger une tombe à grands frais »Béranger (1780-1857)
Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.
Expressions : avoir un pied dans la tombe · creuser sa propre tombe · discret comme une tombe · du berceau à la tombe · emporter un secret dans la tombe · muet comme une tombe · se retourner dans sa tombe · silencieux comme une tombe
Grammaire et formes (2)
- tombes : pluriel · /tɔ̃bə/
- tombe : singulier · /tɔ̃bə/
Témoignages historiques
Littré (1873) · 3 sens
s. f.
Grande table de marbre, de pierre, de cuivre, etc. dont on couvre la fosse qui contient un mort.
Mes cheveux gris me font déjà frémir ; Dessous la tombe il faut toujours dormir ; Elle est un lit où jamais on ne veilleMAINARD
Que des plus nobles fleurs leur tombe soit couvertePierre Corneille (1606-1684)
Par extension, tombeau.
Ma flamme par Hector fut jadis allumée ; Avec lui dans la tombe elle s'est renferméeJean Racine (1639-1699)
Je meurs, et sur ma tombe où lentement j'arrive, Nul ne viendra verser des pleursNicolas Gilbert (1750-1780)
Fig. et poétiquement. La mort. La tombe, pour le more même.
Ta gloire est en danger, ta tombe est entr'ouverteVoltaire (1694-1778)
Nous [chrétiens] demandons des sourires au berceau et des pleurs à la tombeChateaubriand (1768-1848)
Étymologie : Berry, tumbe ; provenç. tomba ; espagn. tumba ; ital. tomba ; du latin, tumba, qui vient, avec changement de genre, de τύμϐος, tombeau.
Historique : XIIIe s. Et li fu faite tombe biele et riche, tele qu'il afferoit à roi, Dame, fait-il, car me menés à sa tombe [de ma mie], se le savés Et ordonnons et prions'et commandons estroitement à nos executeurs, que eus ne mettent pas plus de cinquante livres tournois en toutes choses à fere tombe sur nostre cors, ne plus de trente livres tournois à faire tombe sur nostre cuer De saint Robiert enquist la vie, Si en a la tombe ravie ; L'oissemente qu'il i trova, Plus d'avoir n'en porter rouva XIVe s. Si celuy eprouvé est tel qu'il doive estre orfevre.... il le sera ; mais il n'ouvrera ne fera ouvrer j…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.
Académie française, 8e édition (1935) · 6 sens
n. f.
Fosse recouverte d’une table de pierre, de marbre, de cuivre, etc., qui renferme un ou plusieurs morts.
Il se dit, en général, de Tout lieu où un mort est enseveli.
Fig., Avoir un pied dans la tombe, être très âgé, très malade, être sur le point de mourir.
Fig., Descendre dans la tombe, Mourir.
TOMBE se dit figurément, surtout dans le langage soutenu, de la Mort. Chaque instant de la vie est un pas vers la tombe.
Fig., Suivre quelqu’un dans la tombe, Mourir peu de temps après lui.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935), domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire. Tout ce témoin.
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