toit

toit

nom, masculin, /twa/

Définitions

  1. Structure qui couvre un bâtiment par le dessus.

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  2. Par extension, la maison, le logement où l'on habite.

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Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (6 sens) — Académie 1935 (10 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Partie supérieure des bâtiments, des maisons, qui sert à les couvrir, à les abriter. Fig. Habiter, coucher sous le même toit, loger dans la même maison. Fig. Publier, prêcher sur les toits, locution de l'Évangile qui signifie annoncer une chose, la divulguer, et qui vient de l'habitude orientale de causer sur les toits. On dit aussi familièrement : Dire, crier une chose sur les toits, la répandre, la divulguer partout.

    Contraindre les papistes à embrasser la réforme par taxes, par logements, par démolitions de leurs maisons et par découverte de leurs toits — Bossuet (1627-1704)

    L'un croit que le tonnerre est tombé sur les toits, Et que l'église brûle une seconde fois — Boileau (1636-1711)

  2. Par extension, maison, demeure. Le toit paternel, la maison paternelle. Un toit hospitalier, un toit protecteur, maison où l'on reçoit l'hospitalité, où l'on trouve un refuge. Un humble toit, une maison de peu d'apparence, une chaumière qu'habitent de pauvres gens.

    Le royaume en proie à des nations ennemies, personne en sûreté sous son propre toit — Massillon (1663-1742)

    Je reconnais Numa, prêtre saint et roi juste, Qui, créateur du culte et fondateur des lois, Passa d'un toit obscur dans le palais des rois — Jacques Delille (1738-1813)

  3. Terme de jeu de paume. Les ais en forme de toit qui couvrent la galerie. Quand on joue partie à la paume, il faut servir la balle sur le toit de la galerie. Il y avait aussi une manière de petit toit au jeu de la longue paume, pour servir la balle. Fig. Servir quelqu'un sur les deux toits, lui faciliter les moyens de réussir dans ce qu'il souhaite, ou lui donner l'occasion de paraître, de se faire valoir.

  4. Toit à cochons, à porcs, la petite loge où l'on enferme ces animaux. Fig. C'est un toit à cochons, c'est une chambre malpropre.

  5. Terme de mines. Partie supérieure d'un filon, d'un banc, d'une couche.

    Ce grès sert de toit à la seconde veine [de charbon] qui a dix à quinze pieds d'épaisseur — Buffon (1707-1788)

  6. Toit chinois, toit persique, espèces de coquilles.

Étymologie : Wallon, teu ; bourguig. étoi ; Berry, tet, étable à renfermer du bétail ; provenç. teg, tet ; espagn. techo ; portug. tecto ; ital. tetto ; du lat. tectum, de tegere, couvrir.

Historique : XIIIe s. La bone dame du mesnil A overt l'uis de son cortil, Que vespres ert [car il était soir], et si voloit Ses gelines metre en son toit XVIe s. Comme toutes choses dites à l'oreille sont preschées sur le toit quelque temps après, la verité fut connue Et ne vit rien qu'un tect à pourceaux, où il se traiua le mieux qu'il put Eschylus assommé d'un toict de tortue

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Partie supérieure d’une maison, d’un édifice, qui sert de couverture au bâtiment. Toit plat. Toit pointu. Toit en terrasse. Toit de chaume, d’ardoise, de tuile. Le couvreur travaille sur le toit de la maison. Monter sur le toit.

  2. Loger sous le toit, Habiter au dernier étage d’une maison.

  3. Habiter sous le même toit, Loger dans la même maison. Ils habitaient tous les deux sous le même toit.

  4. Recevoir quelqu’un sous son toit, Le recevoir chez soi, dans sa maison. Je l’ai reçu sous mon toit. On dit de même : Il a vécu sous mon toit.

  5. Fig., Le toit paternel, La maison paternelle. Sous le toit paternel. Loin du toit paternel.

  6. Fig., Un toit hospitalier, un toit protecteur, Une maison où l’on reçoit l’hospitalité, où l’on trouve un refuge. Un humble toit, Une petite maison de peu d’apparence, une chaumière qu’habitent de pauvres gens.

  7. Fig., En termes de l’écriture, Publier, prêcher une chose sur les toits, En parler publiquement, l’annoncer hautement. On dit aussi, familièrement : Dire, crier une chose sur les toits, La répandre, la divulguer partout.

  8. Toit à porc, étable qui sert à loger les porcs.

  9. TOIT, en termes de jeu de Paume, désigne les Ais en forme de toit qui couvrent la galerie, le côté du dedans, et l’autre bout du jeu où est la grille.

  10. En termes de Mines, il désigne la Partie supérieure de la galerie.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • toits — pluriel — /twa/
  • toit — singulier — /twa/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée toit#61347.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.