tissure

tissure

nom, féminin, /tisyʁə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Liaison de ce qui est tissu. La tissure de cette toile est inégale.

    Ces variations viennent de ce que les pores et la tissure d'un corps ne sont jamais également distribués — Voltaire (1694-1778)

    Il [le crêpe anglais] comporte l'emploi de la soie de Bengale et de Chine, tandis que les plus belles soies de France forment la tissure de notre crêpe

  2. Fig. La disposition, l'ordre de ce qui est comparé à un tissu.

    La tissure de ce poëme [une tragédie] — Pierre Corneille (1606-1684)

    L'ingénieuse tissure des fictions avec la vérité, où consiste le plus beau secret de la poésie — Pierre Corneille (1606-1684)

Étymologie : Tisser, comme gravure de graver ; Maine, titure.

Historique : XVIe s. Tant plus nous entrons en ce propos, et plus ces bons seigneurs draperont sur la tissure et tous à nos depens Je n'ayme point de tissure où les liaisons et les coustures paroissent Ce debat les poussa à en croire de très doctes personnages, lesquels, ayant demandé de voir la tissure de l'œuvre pour en bien juger, approuverent l'invention

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Liaison de ce qui est tissu. Tissure ferme, serrée. Tissure lâche. La tissure de cette toile est inégale.

  2. Fig., La tissure d’un discours, d’un poème, La disposition, l’ordre, l’économie des parties d’un discours, d’un poème.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • tissures — pluriel — /tisyʁə/
  • tissure — singulier — /tisyʁə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée tissure#61277.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.