tiret

tiret

nom, masculin, /tiʁɛ/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Petit morceau de parchemin long et tortillé, servant à enfiler et à attacher des papiers. On disait aussi queue.

    Et aussi les deux tirets de parchemin pendants sur le pli ne peuvent pas faire voir qu'il y ait jamais eu de scel

  2. Petit trait horizontal dont on se sert pour joindre certains mots qui proprement sont censés n'en faire qu'un, comme tout-puissant, belles-lettres, etc. En ce sens, les grammairiens disent trait d'union, et les imprimeurs division.

  3. Ce même trait sert aussi, placé au bout de la ligne, à indiquer qu'un mot n'est pas fini.

  4. Terme de typographie. Ligne qui indique un nouvel interlocuteur dans le dialogue ou une suspension dans le discours.

  5. Pièce de bois qui sert d'arc-boutant dans un moulin.

Étymologie : Tirer.

Historique : XVIe s. Lettre qui n'avoit point esté leue, encor que le tiret en eust esté rompu

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Petit trait qui sert à indiquer un nouvel interlocuteur dans un dialogue, ou à séparer du contexte des mots, des propositions.

  2. Il se dit aussi d’un Petit morceau de parchemin coupé en long et tortillé, servant à enfiler et à attacher des papiers ensemble. Il est vieux en ce sens.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • tirets — pluriel — /tiʁɛ/
  • tiret — singulier — /tiʁɛ/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée tiret#61249.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.