timidité
nom, féminin, /timidite/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
Qualité de celui qui est timide.
Plus plein d'étonnement que de timidité — Pierre Corneille (1606-1684)
Prudente sans timidité, pressante sans indiscrétion.... attendant de la bonté du prince plus que de son propre crédit — Fléchier (1632-1710)
Se dit aussi en parlant des actions, des discours. La timidité de ce conseil. On blâma la timidité de sa conduite.
Manque d'assurance, quelquefois même avec une idée favorable.
La timidité est un défaut dont il est dangereux de reprendre les personnes qu'on en veut corriger — La Rochefoucauld (1613-1680)
Tout cela est caché sous un beau visage fort régulier, sous une modestie extrême, sous une timidité aimable, sous une jeunesse de dix-sept ans — Mme de Sévigné (1626-1696)
Étymologie : Lat. timiditatem, de timidus, timide.
Historique : XVe s. Dissimulation fault [pèche] et timidité XVIe s. Quelquesfois ceste vertu imaginative fait cheoir la personne de quelque lieu haut, pour la grande apprehension et timidité qu'elle a de tomber Come entendra on force sans entendre timidité, continence sans incontinence... ?
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Caractère de celui qui est timide. Extrême timidité. Timidité ridicule. Timidité maladive. Je n’ai jamais vu une timidité comme la vôtre. Sa timidité l’empêche de faire paraître tout son esprit.
Il se dit aussi des Actions, des paroles qui manquent de hardiesse. On blâma la timidité de sa conduite. La timidité de ses conseils devint funeste.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- timidités — pluriel — /timidite/
- timidité — singulier — /timidite/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée timidité#61198.