tigé · tige

tigé

adjectif

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)

Littré (1873)

adj.

  1. Terme de blason. Se dit des plantes représentées avec une tige d'un émail autre que celui des feuilles ou des fleurs.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (4)
  • tigées — pluriel féminin
  • tigés — pluriel masculin
  • tigée — singulier féminin
  • tigé — singulier masculin

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée tigé#164071.

tige

nom, féminin, /tiʒə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (7 sens) — Académie 1935 (5 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Partie de la plante qui tend à s'élever verticalement, et qui porte les feuilles, les fleurs et les fruits ; on l'appelle tronc dans les arbres dicotylédons ; stipe dans les monocotylédones arborescentes ; chaume dans les graminées ; hampe dans les oignons, lorsque, naissant au milieu des feuilles, elle est nue, droite et terminée par les fleurs. Arbres à hautes tiges, ou, simplement, hautes tiges, arbres dont on laisse les tiges s'élever. Arbres à basses tiges, ou, simplement, basses tiges, ceux qu'on empêche de s'élever. Demi-tige, arbre fruitier de quatre ou cinq pieds de haut, et dont la croissance naturelle a été arrêtée. Tige se dit, chez les jardiniers, des arbres auxquels on ne laisse qu'un seul jet, pour les distinguer de ceux qu'on destine à former des espaliers ou des gobelets Fig.

    ...ce chêne énorme Dont la tige toujours informe S'épuise en rameaux superflus — Gresset (1709-1777)

    De ta tige détachée, Pauvre feuille desséchée, Où vas-tu ? - Je n'en sais rien — A. ARNAULT

  2. Il se dit plus particulièrement en parlant des plantes qui ne sont ni arbres ni arbrisseaux. Laisser mourir une fleur sur sa tige. Tige de lis. Tige droite. Tige couchée.

  3. Terme de généalogie. Chef de qui sont sorties les branches d'une famille, tant la branche aînée que la cadette. Par extension, il se dit des animaux. Lignée. Faire tige, devenir l'origine d'une famille. La branche d'où il est issu a fait tige en France. Fig.

    Et que si de cette couronne, Que sa tige illustre lui donne [à Henri IV], Les lois ne l'eussent revêtu — Malherbe (1555-1628)

    Tel le grand saint Louis, la tige des Bourbons, Lui-même du soudan forçait les bataillons — Pierre Corneille (1606-1684)

  4. Fig. Origine, source.

    Les luthériens, qui étaient la tige de la réforme — Bossuet (1627-1704)

    Toutes les Églises naissantes venaient de la tige commune des apôtres, ou de ceux que les apôtres avaient envoyés, et en tiraient leurs pasteurs avec la doctrine — Bossuet (1627-1704)

  5. Par analogie, tout prolongement allongé et plus ou moins cylindrique, qui fait partie d'un corps quelconque. La tige d'une colonne, le fût. La tige d'un rinceau, l'espèce de branche qui part d'un culot ou fleuron, et qui porte les feuillages d'un rinceau d'ornement. La tige d'une roue de montre, l'arbre de cette roue quand il est un peu mince. Terme d'architecture. Pied qui supporte une coupe d'où jaillit une fontaine. La tige d'une clef, etc. la partie mince et allongée qui est entre l'anneau et le panneton. Tige de flambeau, le tuyau depuis la patte jusqu'à l'embouchure. La tige d'un guéridon, la partie qui prend depuis le pied jusqu'à la table. Tige d'une plume, la partie qui surmonte le tuyau et de chaque côté de laquelle se développent les barbes. Tige de botte, le corps de la botte où l'on met la jambe. La partie d'un bas de tricot où on le rétrécit. Corps d'un clou. Tige de pompe, manche auquel tient le piston.

  6. Terme de sculpture. Tige d'un trépan, partie de cet instrument à laquelle on applique l'archet. Terme de métallurgie. Tige de laminoir, partie carrée qui se trouve en dehors du tourillon, et sur laquelle s'adaptent les intermédiaires du mouvement.

  7. Carabine à tige, carabine portant une tige fixée à la culasse, de manière à ménager, entre elle et le canon, un espace annulaire dans lequel se loge la poudre. La balle prend appui sur l'extrémité de cette tige, et elle est forcée par des coups de baguette qui l'aplatissent et l'engagent dans les rayures.

Étymologie : Lat. tibia, jambe, dont le sens a été appliqué à la jambe d'une plante, d'un arbre. Tigel diminutif de tige s'est dit des jambes des chausses.

Historique : XIe s. [Guenes] Vait s'apuier suz le pin à la tige XIVe s. Prenez la tige du rouge chol [chou] XVIe s. De la racine procede ung tige unicque, rond, ferulacé, verd on dehors Pour esclaircir le branchage de ce tige foisonnant en trop de gaillardise Le roseau produict une longue tige et droicte Pyrrus issu de la noble tige de Hercules Tant que tige fait souche, elle ne branche jamais

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Partie d’une plante qui sort de la terre et qui pousse des branches, des feuilles, des fleurs, des fruits. Cet arbre a une belle tige. Tige branchue. Laisser monter la tige d’un arbre.

  2. Arbre à haute tige ou, elliptiquement, Haute tige se dit d’un Arbre fruitier dont on laisse la tige s’élever. Arbre à basse tige ou, par ellipse, Basse tige, Celui dont on empêche la tige de s’élever.

  3. TIGE se dit plus spécialement en parlant des Plantes qui ne sont ni arbres ni arbrisseaux. Laisser mourir une fleur sur sa tige. Tige de lis. Tige de pavot. Plante à plusieurs tiges. Tige rameuse. Tige simple. Tige droite. Tige couchée. Tige carrée. Tige cylindrique. Tige glabre. Tige velue. Tige ligneuse. Tige herbacée.

  4. En termes de Généalogie, il désigne le Premier père duquel sont sorties toutes les branches d’une famille, tant la branche aînée que la cadette. Il sort d’une tige illustre.

  5. TIGE se dit, par analogie, de la Partie allongée de diverses choses. La tige d’un rinceau, L’espèce de branche qui part d’un culot ou fleuron et qui porte les feuillages d’un rinceau d’ornement. La tige d’une colonne, Le fût. La tige d’une clef, La partie longue et cylindrique qui est entre l’anneau et le panneton. La tige d’un flambeau, La partie d’un flambeau qui prend depuis le pied jusqu’à la bobèche. La tige d’un guéridon, La partie qui prend depuis le pied jusqu’à la tablette. La tige d’une botte, La partie de la botte qui surmonte l’empeigne et enveloppe la jambe.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • tiges — pluriel — /tiʒə/
  • tige — singulier — /tiʒə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée tige#61162.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.