tiédeur

tiédeur

nom, féminin, /tjedœʁ/ ou /tjɛdœʁ/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Qualité de ce qui est tiède. La tiédeur de l'eau. Par extension.

    L'air soufflait des soupirs, il apportait des nues Des tiédeurs, des odeurs, des langueurs inconnues — Lamartine (1790-1869)

  2. Fig. Nonchalance, marque d'activité, d'ardeur, de ferveur. Au plur. Actes de tiédeur.

    Les passions de la jeunesse ne sont guère plus opposées au sa lut que la tiédeur des vieilles gens — LAROCHEFOUC

    Une lâche tiédeur s'empara des courages — Boileau (1636-1711)

Étymologie : Tiède.

Historique : XIIe s. Li altre l'arguent et reprenent et dient k'il soffrir ne puient la perece [paresse] de sa tevor

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. état de ce qui est tiède. Cette eau n’est pas assez refroidie, elle a encore quelque tiédeur. La tiédeur d’un breuvage.

  2. Il signifie, au figuré, Manque d’ardeur, de ferveur, de zèle. Agir avec tiédeur. Servir ses amis avec tiédeur. Il y a bien du relâchement, bien de la tiédeur dans sa dévotion. D’une grande ferveur, il est tombé dans une extrême tiédeur.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • tiédeurs — pluriel — /tjedœʁ/ ou /tjɛdœʁ/
  • tiédeur — singulier — /tjedœʁ/ ou /tjɛdœʁ/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée tiédeur#61313.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.