tiare
nom, féminin, /tjaʁə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (4 sens)
Littré (1873)
s. f.
Ornement de tête en usage autrefois chez les Perses, chez les Arméniens, chez les Juifs.
Il lui mit la tiare sur la tête ; et, au bas de la tiare qui couvrait le front, il mit la lame d'or consacrée par le saint nom qu'elle portait — Lemaistre de Sacy (1613-1684)
Je ceignis la tiare et marchai son égal [de Joad] — Jean Racine (1639-1699)
Grand bonnet que porte le pape dans les grandes cérémonies, et autour duquel sont trois couronnes d'or enrichies de pierreries, avec un globe surmonté d'une croix. Les trois couronnes qui ont été ajoutées l'une à l'autre en différents temps, marquent que l'autorité pontificale s'étend sur les trois Églises, la militante, la souffrante et la triomphante. Fig. Porter la tiare, être pape. Poser, mettre la tiare sur la tête de quelqu'un, le faire pape.
Voilà l'identité de forme entre la tiare des papes et celle des rois perses parfaitement établie — Antoine Mongez (1747-1835)
Fig. La dignité papale. Il se montra digne de la tiare. Fig. Toucher à la tiare, toucher à la puissance papale.
Le pape Alexandre VI avait acheté publiquement la tiare — Voltaire (1694-1778)
Ces jours où le roi Jean, lâche autant que barbare, Rendait le sceptre anglais vassal de la tiare — Pierre Lebrun (1785-1873)
Terme de zoologie. Tiare bâtarde, voy. VOLUTE.
Étymologie : Τιάρα, tiare.
Historique : XVIe s. [Le pape] haiant sus teste une grande thyare marquettée sus or de pierres precieuses d'extime d'un million d'or
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Ornement de tête, de forme conique, qui était autrefois en usage chez les Perses, chez les Arméniens, etc., et qui servait aux princes et aux sacrificateurs. Ceindre la tiare.
Il se dit aujourd’hui d’une Haute coiffure ornée de trois couronnes et surmontée d’un globe portant une croix, que met le pape dans certaines cérémonies.
Fig., Porter la tiare, être pape. Il porta la tiare vingt ans. On dit de même : Poser, mettre la tiare sur la tête de quelqu’un, Le faire pape.
TIARE se dit aussi figurément de la Dignité papale. Il se montra digne de la tiare. Il soutint l’honneur de la tiare.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- tiares — pluriel — /tjaʁə/
- tiare — singulier — /tjaʁə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée tiare#61127.