théodicée

théodicée

nom, féminin, /tɛodise/ ou /teɔdise/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Justice de Dieu. Partie de la théologie naturelle qui traite de la justice de Dieu, et qui a pour but de justifier sa providence, en réfutant les objections tirées de l'existence du mal.

    Le plus grand ouvrage de M. Leibnitz, qui se rapporte à la théologie, est sa Théodicée, imprimée en 1710 ; on connaît assez les difficultés que M. Bayle avait proposées sur l'origine du mal, soit physique, soit moral — Fontenelle (1657-1757)

    Toute la théodicée de Leibnitz ne vaut pas une expérience de Nollet — Voltaire (1694-1778)

  2. Abusivement, dans le langage de l'école éclectique moderne, partie de la philosophie qui traite de l'existence et des attributs de Dieu, de ses rapports avec l'homme.

Étymologie : Θεὸς, Dieu, et δίϰη, justice.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. T. didactique — Partie de la philosophie qui traite de l’existence, des attributs et en particulier de la justice de Dieu.

  2. Il se dit encore d’un Traité composé sur cette partie de la théologie. La Théodicée de Leibnitz.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • théodicées — pluriel — /teɔdise/ ou /tɛodise/
  • théodicée — singulier — /teɔdise/ ou /tɛodise/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée théodicée#61065.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.