texte
nom, masculin · /tɛkstə/
Usage : fréquent (32 occurrences par million, Lexique 3.83).
Définitions
Suite de mots, de phrases formant un écrit, un discours.
Le professeur nous a demandé de lire le texte à voix haute.
Synonyme : écrit.
« On eût dit que la nature étalait à nos yeux toute sa magnificence, pour en offrir le texte à nos entretiens »Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)
« L'étude des textes ne peut jamais être assez recommandée ; c'est le chemin le plus court, le plus sûr et le plus agréable pour tout genre d'érudition »La Bruyère (1645-1696)
Contenu exact, original d'un document, d'une loi, par opposition à ses interprétations ou traductions.
Les juristes se réfèrent au texte même de la loi plutôt qu'aux commentaires.
« Il [Huet] avait lu vingt-quatre fois le texte hébreu [de la Bible], en le conférant avec les autres textes orientaux »Abbé d'Olivet (1682-1768)
« J'ai trop bien profité pour n'être pas instruit à quels discours malins le mariage expose ; Je sais que c'est un texte où chacun fait sa glose »Boileau (1636-1711)
Message écrit court envoyé par téléphone mobile, généralement sous forme de SMS.
Synonyme : SMS.
Paroles d'une chanson.
Elle a appris par cœur le texte de sa chanson préférée.
Synonyme : paroles.
Définitions Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.
Expressions : en français dans le texte · explication de texte
Grammaire et formes (2)
- textes : pluriel · /tɛkstə/
- texte : singulier · /tɛkstə/
Témoignages historiques
Littré (1873) · 6 sens
s. m.
Les propres paroles d'un auteur, d'un livre, considérées par rapport aux commentaires, aux gloses, qu'on a faits dessus. Fig. Restituer un texte, rétablir l'ordre, les mots, ou la ponctuation.
L'étude des textes ne peut jamais être assez recommandée ; c'est le chemin le plus court, le plus sûr et le plus agréable pour tout genre d'éruditionLa Bruyère (1645-1696)
Il [Huet] avait lu vingt-quatre fois le texte hébreu [de la Bible], en le conférant avec les autres textes orientauxAbbé d'Olivet (1682-1768)
Dans la poésie espagnole, se dit de trois vers qui expliquent le sujet d'une certaine pièce de vers dont le reste s'appelle glose. Le texte se met en tête de la glose, et sert de refrain à chaque stance de celle-ci.
Passage de l'Écriture sainte, qui fait ordinairement le sujet du sermon, et par lequel le prédicateur commence. Fig. Il prend mal son texte, il s'appuie sur une mauvaise raison.
Je n'ai point parcouru les livres sacrés pour y trouver quelque texte que je pusse appliquer à cette princesseBossuet (1627-1704)
Ce texte [vanité des vanités], qui convient à tous les états et à tous les événements de la vie, par une raison particulière devient propre à mon lamentable sujetBossuet (1627-1704)
Fig. Sujet d'entretien, de discours. Revenir à son texte, revenir au sujet de discussion, à ce qui fait l'objet principal dans ce dont il est question.
On eût dit que la nature étalait à nos yeux toute sa magnificence, pour en offrir le texte à nos entretiensJean-Jacques Rousseau (1712-1778)
Il [l'abbé de St-Pierre] voulait que les sujets de nos prix d'éloquence ne fussent plus, comme ils l'ont été durant près d'un siècle, des textes de sermons, mais qu'on les consacrât à l'éloge des hommes célèbres qui ont honoré la nation par leurs talents et par leurs vertusD'Alembert (1717-1783)
Se dit d'un livre d'Évangiles porté, aux grand'messes, par le diacre, qui le donne à baiser à l'officiant, avant que celui-ci baise l'autel.
Terme d'imprimerie. Gros texte, caractère entre le gros romain et le saint-augustin. Petit texte, caractère entro la gaillarde et la mignonne. Glose d'Orléans, plus obscure que le texte (voy. GLOSE).
Étymologie : Provenç. texte, test ; du lat. textus, tissu et texte, de texere, tisser.
Historique : XIIe s. À Roem fist mainte malice, N'i laissa tiexte [livre d'Évangile] ni galice XIIIe s. N'encor ne fais-ge pas pechié, Se ge nome, sans metre gloses Par plain texte les nobles choses Que mes peres en paradis Fist de ses propres mains jadis XIVe s. Avec ce je ne ose pas eslongier [éloigner] mon parler du texte de Aristote, qui est en plusieurs lieux obscur En plus grelle letre que n'est le tieuste [Pierre Flotte] Qui dedans Paris commença à sermoner, ainçois tença ; Car son sermon tence sembl. Je ne sai où son tieste embla Un autres livres ou tiextes tous couvers d'argent
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.
Académie française, 8e édition (1935) · 6 sens
n. m.
Propres termes d’un auteur, teneur exacte d’un acte, d’une loi, etc. Le texte de l’écriture sainte. Le texte hébreu. Le texte grec. Le texte de Platon. Traduction imprimée avec le texte en regard. L’avocat a rapporté le texte de cette loi. Se reporter au texte. Citer un texte. Commenter un texte. C’est le texte formel. Ce texte est corrompu, falsifié, altéré. Le texte n’est pas correct. Le texte ne dit pas cela. Le texte n’est pas clair. Cette glose est plus obscure que le texte. La critique des textes.
Restituer un texte, Rétablir l’ordre, les mots ou la ponctuation dont on suppose que l’auteur s’est servi.
Hors-texte, Illustration insérée dans un volume sur une page séparée.
TEXTE se dit absolument d’un Passage de l’écriture sainte qu’un prédicateur prend pour sujet de son sermon. Le texte d’un sermon. Il a bien choisi, bien développé son texte.
Fig. et fam., Revenir à son texte, Revenir au sujet principal dont il est question.
TEXTE se dit encore d’un Caractère d’imprimerie. Gros texte. Petit texte.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935), domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire. Tout ce témoin.
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