teté · tête · tété

teté

adjectif

Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)

Littré (1873)

part. passé

  1. La nourrice tetée par l'enfant.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée TETÉ, ÉE ou TÉTÉ, ÉE.

tête

nom, féminin, /tɛtə/

Définitions

  1. Partie supérieure du corps, qui porte le cerveau et le visage.

    Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.

  2. Esprit, faculté de penser : garder toute sa tête.

    Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (64 sens) — Académie 1935 (117 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Partie qui chez l'homme et les animaux contient le cerveau et les organes des sens, et qui est unie au corps par le cou. Le haut de la tête. Une tête de chapon. Une tête de carpe, de brochet. Mettre la tête à la fenêtre, ouvrir la fenêtre et passer la tête en dehors. De la tête aux pieds, du haut du corps jusqu'en bas. Donner une tête, piquer une tête, se jeter dans l'eau la tête la première Très familièrement, tomber cul par-dessus tête, tomber la tête en bas et le derrière en l'air. Fig. Il y va de cul et de tête, comme une corneille qui abat des noix, il s'y emploie de toute sa force, sans ménagement. Ce sont deux têtes dans un même bonnet, se dit de personnes liées d'amitié ou d'intérêt. Il a la tête près du bonnet, se dit d'un homme prompt et colère. C'est vouloir donner de la tête contre les murs, c'est tenter une entreprise où il est impossible de réussir. On dit aussi : c'est se donner la tête, c'est donner de la tête contre un mur. Fig. et familièrement, ne savoir où donner de la tête, ne savoir que faire, que devenir, quel parti prendre. Porter la tête sur un échafaud, sur l'échafaud, avoir la tête tranchée sur un échafaud. Par exagération. Je parie ma tête, je parie ma tête à couper, je mettrais ma tête à couper que cela est, je parie to ut ce qu'on voudra que cela est, je me soumets à tout ce qu'on voudra si cela n'est pas Fig. Il y a eu beaucoup de têtes cassées à ce siége, on y a tué beaucoup de gens. Fig. Avoir cinquante ans, soixante ans sur la tête, être âgé de cinquante ans, de soixante ans. Par extension. Fig. Sur la tête, se dit de ce qui est conféré à quelqu'un. Fig. Attirer sur sa tête, provoquer contre soi. Fig. et familièrement. Laver la tête à quelqu'un, lui faire une forte réprimande. Se jeter dans l'eau la tête la première, s'y précipiter la tête en avant. Fig. et familièrement. Il s'y est jeté la tête la première, il s'est engagé brusquement, inconsidérément dans une affaire périlleuse.

    Vous ne jurerez pas par votre tête, parce que vous n'en pouvez rendre un seul cheveu blanc ou noir — Lemaistre de Sacy (1613-1684)

    Il [Saül] était plus grand que tout le peuple de toute la tête — Lemaistre de Sacy (1613-1684)

  2. La tête séparée du tronc.

    Le fils tout dégouttant du meurtre de son père, Et, sa tête à la main, demandant son salaire — Pierre Corneille (1606-1684)

    Donnez-moi présentement dans un bassin la tête de Jean-Baptiste — Lemaistre de Sacy (1613-1684)

  3. Tête de Méduse, voy. MÉDUSE.

  4. Tête de mort, tête humaine dont il ne reste que la partie osseuse. Tête de mort, nom que les marchands de tableaux et les doreurs de Paris donnaient aux bordures de bois uni, qui ont six pouces de hauteur sur quatre pouces neuf lignes de largeur ; apparemment de ce que les premières estampes pour lesquelles on en fit, représentaient des têtes de morts. Fromage tête de mort, nom populaire du fromage de Hollande en boule. Tête de mort, espèce de papillon crépusculaire ; c'est le sphinx tête de mort. Tête de mort, trou à la surface d'un ouvrage de menuiserie, causé par la rupture d'une cheville qui s'est brisée au-dessous de la surface. Obus tête de mort, obus qu'on employait autrefois, percé de plusieurs trous par lesquels il lançait des matières enflammées. Terme de marine. Tête de mort, espèce de nœud.

    Mme de Monaco, en mourant, n'avait aucun trait ni aucun reste qui pût faire souvenir d'elle ; c'était une tête de mort gâtée par une peau noire et sèche — Mme de Sévigné (1626-1696)

  5. Particulièrement, la partie de la tête qui est recouverte par les cheveux. En tombant il a failli se fendre la tête. Les coups à la tête sont dangereux. Tête pelée, tête chauve, se disent en parlant d'une personne qui n'a point du tout de cheveux, ou qui n'en a point sur une partie de la tête.

    Accoutumé tout comme les paysans à courir tête nue au soleil, au froid, à s'essouffler, à se mettre en sueur — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)

    Je parie qu'à quinze ans elle ne saura ni entrer dans une chambre, ni s'habiller de bonne grâce, ni poser une fleur dans sa tête — Mme de Genlis (1746-1830)

  6. L'intérieur de la tête. Mal de tête. Douleur de tête. Avoir la tête pesante, embarrassée, éprouver dans la tête un sentiment de pesanteur, d'embarras. C'est un casse-tête, voy. CASSE-TÊTE, n° 3 et n° 4. Il a la tête bonne, il boit beaucoup sans s'enivrer. Porter à la tête, se dit d'une odeur forte, de la vapeur du charbon, de certains vins. On dit de même : Ce vin monte à la tête, il envoie des fumées à la tête. On dit dans le même sens : donner dans la tête.... Fendre la tête, la tête me fend, voy. FENDRE, n° 1 et n° 4. Rompre la tête à quelqu'un de quelque chose, l'en importuner. Se rompre la tête à faire quelque chose, s'y appliquer avec une contension d'esprit fatigante. Il se rompt la tête à résoudre des problèmes. On dit dans le même sens : se casser la tête. Crier à tue-tête, crier de toute sa force. On dit dans le même sens : crier à pleine tête, du haut de sa tête. Voix de tête, voy. VOIX.

    Ce sont quelques vapeurs qui me viennent de monter à la tête — Molière (1622-1673)

    L'autre jour il me dit : pourquoi touchez-vous à votre tête, ma mère, vous y avez mal ? — Mme de Sévigné (1626-1696)

  7. Fig. Sur la tête, au-dessus de, en domination. Fig. Se mettre sur la tête quelqu'un, l'élever au-dessus de soi.

    Enfin il fit si bien qu'il se trouva sur la tête de tout le monde dans le temps que tout le monde croyait l'avoir encore à ses côtés — Cardinal de Retz (1613-1679)

    Le peuple, forcé par son besoin propre à se donner un maître, ne peut rien faire de mieux que d'intéresser à sa conservation celui qu'il établit sur sa tête — Bossuet (1627-1704)

  8. Au-dessus de la tête, se dit de ce qui recouvre, submerge. Fig. Au-dessus de sa tête, au-dessus de soi.

    Malheureux Girondins, s'ecriait Danton, ils nous ont précipités dans l'abîme de l'anarchie, ils en ont été submergés ; nous le serons à notre tour, et déjà je sens la vague à cent pieds au-dessus de ma tête — Lamartine (1790-1869)

    Qu'il n'est pas tout à fait indigne de vos feux, Et qu'il peut en prétendre une juste conquête, N'ayant plus que les dieux au-dessus de sa tête — Pierre Corneille (1606-1684)

  9. Fig. Par-dessus la tête, plus qu'on ne veut ou qu'on ne peut. Avoir des affaires par-dessus la tête, avoir beaucoup d'affaires. Avoir des dettes par-dessus la tête, être accablé de dettes. En avoir par-dessus la tête, être excédé de quelque chose.

    Je vous fais mille amitiés de Mme de la Fayette, qui m'en a chargée par-dessus la tête — Mme de Sévigné (1626-1696)

    Il faudrait la quitter si souvent, que j'aurais bientôt du mariage par-dessus la tête — Beaumarchais (1732-1799)

  10. Fig. Lever la tête, se montrer, paraître avec plus de hardiesse. On dit de même : relever la tête. Tête levée, la tête haute. Fig. Aller tête levée, la tête levée, aller sans craindre aucun reproche, aucun affront.

    Quand vous verrez, mes frères, l'iniquité qui lève la tête au milieu même du temple de Dieu — Bossuet (1627-1704)

    Lève, Jérusalem, lève ta tête altière — Jean Racine (1639-1699)

  11. Tête baissée, sans regarder devant soi. Fig. Y aller tête baissée, se précipiter aveuglément dans le péril, dans le désordre. Il se dit aussi d'un homme qui entreprend avec chaleur une affaire. Il y donne tête baissée, il donne complétement dans le piége.

    Une chauve-souris donna tête baissée Dans un nid de belette — La Fontaine (1621-1695)

    Heureux ceux qui se jettent tête baissée et les yeux fermés entre les bras du Père des miséricordes ! — Fénelon (1651-1715)

  12. Jeter à la tête, lancer quelque chose à la tête de quelqu'un. Fig. Jeter à la tête, présenter d'une façon brusque. Jeter à la tête, reprocher. Il lui jeta à la tête ses richesses mal acquises. Il lui jeta à la tête qu'il avait été contrebandier. Fig. et familièrement. Jeter une marchandise à la tête, l'offrir à vil prix. Il y avait tant de gibier au marché, qu'on le jetait à la tête. Fig. et familièrement. Jeter une chose à la tête de quelqu'un, la lui offrir sans qu'il l'ait demandée. Se jeter à la tête, faire les premières avances.

    Il était non-seulement permis par le Deutéronome, mais ordonné d'épouser la veuve de son frère quand elle n'avait point d'enfants ; la veuve était en droit de sommer son beau-frère d'exécuter cette loi, et, sur son refus, elle devait lui jeter un soulier à la tête — Voltaire (1694-1778)

    Vous m'avez jeté fort à propos vos vers à la tête pour m'amuser et m'empêcher de voir la petitesse de votre lettre — Mme de Sévigné (1626-1696)

  13. Faire tête à, présenter la face à. Fig. Tenir tête à quelqu'un, faire tête à quelqu'un, s'opposer à lui, lui résister, ne lui point céder en quelque chose. Faire tête, montrer de la fermeté. En un autre sens, faire tête à des visiteurs, leur faire les honneurs de sa maison. Mettre un homme en tête à quelqu'un, opposer à quelqu'un un homme qui puisse lui résister. Avoir quelqu'un en tête, avoir quelqu'un pour concurrent, pour adversaire.

    C'est aux environs de Wilsen, où M. de Turenne battit les ennemis de l'année passée, et presque au même endroit, excepté qu'on fait tête à la brèche qu'il avait à dos — Pellisson (1624-1693)

    Viriatus.... le plus grand homme que l'Espagne ait opposé aux Romains, et le dernier qui leur a fait tête dans ces provinces avant Sertorius — Pierre Corneille (1606-1684)

  14. Terme de manége. Mettez la tête du cheval à la muraille ; placez la tête ; relevez la tête ; portez la tête en dedans. Avoir la tête dedans ou en dedans, se dit d'un cheval, lorsqu'on le mène de biais sur la volte et qu'on lui fait plier la tête un peu en dedans de la volte. Tête de more ou de maure, se dit d'un cheval qui a la tête noire et le reste du corps d'une autre couleur. On dit qu'un cheval est en tête, légèrement ou fortement en tête, quand il présente une tache blanche plus ou moins grande sur le front ou sur le chanfrein. Dessus de tête, partie supérieure de la têtière d'une bride, qui passe derrière les oreilles du cheval.

  15. Terme de vénerie. Bois ou cornes des bêtes fauves. Tête portant trochures, bois qui porte trois ou quatre andouillers à la sommité. Tête en fourche, bois dont les andouillers du sommet font la fourche. Tête paumée, bois dont le sommet s'ouvre et figure une paume de main. Tête couronnée, bois dont les andouillers du sommet forment une espèce de couronne. Têtes ouvertes, tête de cerf, de daim et de chevreuil, dont les perches sont fort écartées ; ce qui est leur plus belle qualité. Tête bien née, tête bien régulière. Tête rouée, tête formant une sorte de roue. Tête couverte, se dit d'un animal rentré dans ses demeures. Les cerfs, dans leur troisième année, se nomment cerfs à la première tête ; dans leur quatrième, cerfs à la seconde tête ; et dans leur cinquième, cerfs à la troisième tête, etc. parce qu'ils ont leur premier bois complet, puis leur deuxième, leur troisième, etc. Terme de fauconnerie. Faire la tête d'un oiseau, accoutumer un oiseau au chaperon.

    Mais moi, mon jugement, sans qu'aux marques j'arrête, Fut qu'il n'était que cerf à sa seconde tête — Molière (1622-1673)

    Dès que le cerf est à sa quatrième tête, il est assez reconnaissable pour ne s'y pas méprendre — Buffon (1707-1788)

  16. Une belle tête, tête d'homme qui produit un bel effet, tant par les traits du visage que par la belle conformation du crâne.

    Ma taille est deux ou trois doigts au-dessous de la médiocre ; j'ai la tête assez belle avec beaucoup de cheveux gris — Voiture (1597-1648)

    J'ai les cheveux noirs, naturellement frisés, et avec cela assez épais et assez longs pour pouvoir prétendre en belle tête — LA ROCHEFOUCAULD

  17. Représentation d'une tête humaine par un peintre, par un sculpteur. Tête d'étude se dit d'une tête faite avec soin et qui n'est pas un portrait. Fig. et populairement. Faire sa tête, prendre de grands airs. Génin, Récréat. t. I, p. 186, explique ainsi cette locution : " Un apprenti qui en a fini avec les nez, les yeux, les bouches et les oreilles passe à l'ensemble ; à partir de ce jour, il est artiste, il fait le fier : il fait sa tête. " Explication douteuse. Il se peut que cela vienne de l'habitude des acteurs de se faire une tête de convention pour la scène. Ornement de sculpture qui se met à la clef d'un arc, d'une plate-bande, etc. On dit aussi masque ou mascaron. Cartes à jouer à deux têtes, cartes dont les figures ont une tête en haut et une tête en bas, ce qui épargne la peine de les retourner.

    Il me semble que j'ai fait beaucoup quand j'ai terminé une tête en un jour, pourvu qu'elle fasse son effet — Nicolas Poussin (1594-1665)

    Tant de livres faits sur la peinture par des connaisseurs n'instruiront pas tant un élève que la seule vue d'une tête de Raphaël — Voltaire (1694-1778)

  18. Terme de peinture. Mesure comparative à l'aide de laquelle on fixe les dimensions des autres parties du corps. L'ensemble d'une figure a de sept têtes à sept têtes et demie.

  19. Sur le turf, une tête, la longueur de la tête d'un cheval. Ce cheval ne l'a emporté que d'une tête.

  20. Dans les monnaies, côté de la figure.

Étymologie : Wallon, tiess ; bourg. téte ; génev. dire de tête, savoir de tête, dire par cœur, savoir par cœur ; provenç. espagn. portug. et ital. testa ; du lat. testa, vase de terre cuite, et, plus tard, par assimilation, crâne, tête : testa est pour tersta, comme tostus est pour torstus, et se rattache au radical sanscr. tars, sécher (voy. TERRE et TORRIDE).

Historique : XIe s. Dunc [il] rendra le chatel [l'avoir] e vingt sols pur la teste De noz ostages ferat trencher les testes XIIe s. Tous li moins courrouciez s'estoit bien aatis [résolu], Qu'ains [auparavant] i lairroit la teste que il fust asservis XIIIe s. Comment que vilenages viennent, il se departent par teste, autant à l'un comme à l'autre XIVe s. Girars ha male teste, mais bientost se revient ; à gens qui tost se muevent faire ainssin le convient Mais il le savoit bien estre de telle teste, Qu'il croyoit le consoil malvais plus que l'oneste Distribuant egalement et par testes, c'est à dire tant à I'…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Chef, partie supérieure du corps, qui est le siège du cerveau et des principaux organes des sens, et qui, chez l’homme et chez la plupart des animaux, tient au reste du corps par le cou. Le devant, le derrière de la tête. Le sommet de la tête. Le haut de la tête. Avoir la tête ronde, la tête plate, la tête pointue. Avoir la tête enfoncée dans les épaules. Avoir les yeux à fleur de tête. Lever la tête. Baisser la tête. Tourner la tête. Branler, hocher la tête. Faire signe de la tête. Examiner quelqu’un de la tête aux pieds, depuis les pieds jusqu’à la tête. Couper la tête. Trancher la tête à un criminel. On le condamna à avoir la tête tranchée. Avoir mal à la tête. Un mal de tête. être, rester tête nue, nu-tête. La tête d’un lion. La tête d’un cheval. Ce cheval porte bien sa tête, place bien sa tête, ramène bien sa tête. La tête d’un oiseau. La tête des poissons et des serpents tient immédiatement au reste du corps.

  2. En termes de Manège, Mettez la tête (du cheval) à la muraille; placez la tête; relevez la tête; portez la tête en dedans.

  3. En termes de Courses, Ce cheval a gagné d’une tête, d’une longueur de tête.

  4. Tête de mort, Tête humaine dont il ne reste que la partie osseuse.

  5. Avoir la tête pesante, lourde, éprouver dans la tête un sentiment de pesanteur, d’embarras.

  6. Fig. et fam., C’est une tête fêlée se dit de Quelqu’un qui a un grain de folie.

  7. Fig. et fam., Avoir la tête près du bonnet. Voyez

  8. BONNET.

  9. Fig. et fam., Ce sont deux têtes sous un même bonnet. Voyez

  10. BONNET.

  11. Avoir la tête de plus que quelqu’un, être plus grand que lui de toute la hauteur de la tête.

  12. Fig. et fam., Avoir des affaires, des tracas, des soucis, etc., par-dessus la tête, être accablé d’affaires, de tracas, de soucis, etc.

  13. Fig. et fam., Ne savoir où donner de la tête, Ne savoir que devenir, que faire.

  14. Fig., C’est à donner de la tête contre les murs, C’est à désespérer.

  15. Prov. et fig., à laver la tête d’un More, à laver la tête d’un âne, on perd sa lessive, On se donne inutilement beaucoup de peine pour faire comprendre à un homme quelque chose qui passe sa portée, ou pour corriger un homme incorrigible.

  16. Fig. et fam., Laver la tête à quelqu’un, Lui faire une sévère, une forte réprimande.

  17. Fig., Lever la tête, Se montrer, paraître avec plus de hardiesse. Ce parti commençait à lever la tête. On dit de même : Relever la tête.

  18. Fig., Aller partout tête levée, tête haute, la tête levée, la tête haute, Aller partout sans craindre, sans appréhender aucun reproche, aucun affront. C’est un homme irréprochable et qui peut aller partout tête haute.

  19. Fig. et fam., Il y va tête baissée se dit d’un Homme qui se précipite aveuglément, sans réfléchir, sans mesurer le danger. Il y donne tête baissée se dit d’un Homme qui donne complètement dans un piège.

  20. Tomber la tête la première, Tomber la tête en avant, la tête en bas.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • têtes — pluriel — /tɛtə/
  • tête — singulier — /tɛtə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée tête#63223.

tété

nom, masculin, /tɛte/ ou /tete/

Grammaire et formes (2)
  • tétés — pluriel
  • tété — singulier

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée tété#92787.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.