terriblement
adverbe, /tɛʁibləmɑ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
adv.
De manière à inspirer de la terreur. Il tonnait terriblement.
Alors la licence excessive ou la patience poussée à l'extrémité menacent terriblement les maisons régnantes — Bossuet (1627-1704)
La jalousie naturelle des Espagnols n'est point éteinte, et on hasarde terriblement la vie du jeune roi — Fénelon (1651-1715)
Familièrement. Extrêmement, excessivement.
Une telle bonté me donne à vous terriblement, pour parler à la mode — Scarron (1610-1660)
Pour moi, j'aime terriblement les énigmes — Molière (1622-1673)
Étymologie : Terrible, et le suffixe ment ; bourg. tarbeman ; wallon, teribmain ; provenç. teriblamen ; espagn. terriblemente ; ital. terribilmente.
Historique : XVe s. Tant allerent tout à pied qu'ilz vindrent au perron qui estoit illec de nouvel apporté ; si le regarderent à merveilles, car il estoit terriblement grant XVIe s. Ç'a esté [l'or] un instrument fatal, qui a si terriblement remué toutes les cupiditez des hommes.... ....les Pays-Bas, qui sont terriblement grands Offot, lequel eut terriblement beau nez à boire on baril
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adv.
De manière à inspirer de la terreur. On entendait les lions rugir terriblement. Il tonnait terriblement.
Il signifie aussi, dans le langage familier, Extrêmement, excessivement. Il pleut, il neige terriblement. Il est terriblement ennuyeux.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (1)
- terriblement — forme de base — /tɛʁibləmɑ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée terriblement#60823.