terreau

terreau

nom, masculin, /tɛʁo/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Résultat actuel de la décomposition des végétaux ; il ne faut pas confondre le terreau avec la terre végétale.

    Dans tous les bois, il y a une couche de terreau de six à huit pouces d'épaisseur, qui n'a été formée que par les feuilles, les petites branches et les écorces qui se sont pourries — Buffon (1707-1788)

    Le dernier terme de la décomposition lente et manifestement putride des tiges herbacées, la fin du fumier que l'on nomme, dans cet état, consommé, est la réduction en terreau — Fourcroy (1755-1809)

  2. Terre mêlée de fumier pourri, qu'on emploie à faire des couches dans les jardins potagers. Des lits de terreau.

  3. Nom donné dans le Lyonnais à des fossés à demi comblés. La place des Terreaux, à Lyon, place faite sur un ancien canal de jonction du Rhône à la Saône.

Étymologie : Terre ; dans l'ancienne langue, terreau a le sens de terrein.

Historique : XIIe s. Palefrois ne chevaus L'erbe sanglente ne paist par ces terraus XVIe s. .... puis se tirant à part, Sur un terreau qui pendoit à l'escart....

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Terre mêlée de fumier pourri, dont les jardiniers font des couches dans les jardins potagers. Il faut mettre du terreau au pied de ces arbres. Couche de terreau pour des melons, pour des fleurs.

  2. Il se dit aussi d’une Terre qui se trouve dans les bois et qui est le résultat de la décomposition des végétaux.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • terreaux — pluriel — /tɛʁo/
  • terreau — singulier — /tɛʁo/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée terreau#60815.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.