terre-plein
nom, masculin, /tɛʁəplɛ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. m.
Terme de fortification. Partie horizontale d'un rempart, d'une batterie, située derrière le parapet, l'épaulement.
Terme d'architecture. Il se dit de toute terre rapportée entre deux murs de maçonnerie, pour servir de terrasse ou de chemin.
Au delà de ce bassin était un terre-plein — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)
Par extension, tout espace horizontal comparé à un terre-plein. Au plur. Des terre-pleins.
Les jardins des religieux [du mont Saint-Bernard], situés sur de petits terre-pleins entre les rochers les mieux abrités du voisinage — Horace-Bénédict de Saussure (1740-1799)
Étymologie : Terre, et le lat. planus, plan : un plan (surface plane) de terre. L'ital. terrapieno a pris le mot français avec sa faute.
Historique : XVIe s. Ville en tres-heureuse assiette... qui avoit un terre-plain naturel, revestu de briques
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
T. de Fortification — Surface plate et unie d’un ouvrage de fortification. Le terre-plein d’un rempart, d’un bastion. Le terre-plein d’un cavalier.
Il se dit aussi d’un Terrain élevé que soutiennent des murailles. Le terre-plein du Pont- Neuf. Des terre-pleins.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- terre-pleins — pluriel
- terre-plein — singulier
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée terre-plein#92762.