tendrement
adverbe, /tɑ̃dʁəmɑ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
adv.
Avec tendresse.
Tout le respect et toute la vénération que j'ai pour elle [une dame], ne peuvent empêcher qu'avec cela je ne l'aime tendrement comme la meilleure personne qui soit au monde — Voiture (1597-1648)
Puisque vous les lisez [nos lettres] avant votre coucher, nous vous empêchons tendrement de dormir trois fois la semaine — Mme de Sévigné (1626-1696)
Avec une expression tendre.
Les héros chez Quinault parlent bien autrement, Et jusqu'à : Je vous hais, tout s'y dit tendrement — Boileau (1636-1711)
Il faut plus tendrement prononcer ce mot-là — Regnard (1655-1709)
Délicatement. Peindre tendrement.
Étymologie : Tendre, et le suffixe ment.
Historique : XIIe s. [Il n'est aucun] Qui de pitié moult tenrement ne plore Tant tendrement les fols ama, que reddement [rigidement] nes [ne les] chastia XVe s. Et quand le gentil chevalier eut ouï complaindre la roine si tendrement, et que toute fondoit en larmes et en pleurs XVIe s. Agesilausavoit cela, entre autres choses, qu'il aimoit fort tendrement ses enfants
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adv.
Avec tendresse, d’une manière tendre. Les mères aiment tendrement leurs enfants. Cette femme était tendrement aimée de son mari. Regarder tendrement.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (1)
- tendrement — forme de base — /tɑ̃dʁəmɑ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée tendrement#60729.