temps

temps

nom, masculin, /tɑ̃/

Définitions

  1. Dimension dans laquelle se succèdent les événements ; durée mesurable.

    Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — relu en interne · méthode.

  2. État de l'atmosphère à un moment et en un lieu donnés.

    Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — relu en interne · méthode.

Expressions : prendre son temps

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (44 sens) — Académie 1935 (84 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. La durée des choses, en tant qu'elle est mesurée ou mesurable ; cette mesure est marquée surtout par le mouvement et la révolution apparente du soleil. Le temps dévore tout, à la longue tout se détruit. Le temps lui dure, il lui semble que le temps passe lentement, il a hâte de. Poétiquement. Par trait de temps, à la longue. Laps de temps, voy. LAPS.

    Le temps assez souvent a rendu légitime Ce qui semblait d'abord ne se pouvoir sans crime — Pierre Corneille (1606-1684)

    Encore un peu de temps, et vous ne me verrez plus ; et encore un peu de temps, et vous me verrez — Lemaistre de Sacy (1613-1684)

  2. Le temps, suivant les points de vue philosophiques. Suivant Leibnitz le temps est l'ordre des existences successives. On l'a aussi défini : Idée qui résulte en nous de la comparaison entre l'état successif et celui de coexistence, états dont la mémoire nous donne le sentiment, en retraçant à notre esprit l'ordre et la succession des impressions physiques et morales que nous avons éprouvées, longtemps après que les événements qui les avaient produites ont cessé d'être.

    Il y a bien de différentes opinions touchant l'essence du temps : les uns disent que c'est le mouvement, d'une chose créée ; les autres, la mesure du mouvement — Pascal (1623-1662)

    Tout mon être dépendant du temps, dont la nature est de n'être jamais que dans un moment qui s'enfuit d'une course précipitée et irrévocable — Bossuet (1627-1704)

  3. La durée bornée, par opposition à éternité. Avant tous les temps, avant les temps, avant le temps, avant la création du monde.

    Ne soyons point honteux de l'objet de notre adoration [Jésus] ; nous adorons un enfant ; mais cet enfant est plus ancien que le temps ; il se trouva à la naissance des choses — Guez de Balzac (1597-1654)

    Il n'est plus sur terre ; il n'y a plus de temps pour lui, il jouit de l'éternité — Mme de Sévigné (1626-1696)

  4. Il se dit des intervalles de quelques cosmogonies.

    Le premier Zoroastre fit créer l'univers en six temps ; ces six temps, qui n'étaient pas égaux, composèrent une année de 365 jours — Voltaire (1694-1778)

  5. Un temps, un certain espace de temps. Cela n'a qu'un temps, se dit d'une chose qui ne dure que fort peu. Du temps, pendant un certain temps. Quelque temps, pendant un peu de temps. Le long temps, un long intervalle de temps. Avec le temps, au bout d'un certain temps. Après le temps, s'est dit pour : au bout d'un certain laps de temps.

    Comme l'âme se meut un temps en sa prison — Mathurin Régnier (1573-1613)

    Valère, enfin, pour être un amant rebuté, Montre depuis un temps trop de tranquillité — Molière (1622-1673)

  6. Terme de mécanique. Le temps, les temps, la durée qu'un phénomène exige pour s'accomplir.

    Sans connaître la cause de la pesanteur, nous apprenons par l'expérience que les espaces décrits par un corps qui tombe sont entre eux comme le carré des temps — D'Alembert (1717-1783)

  7. Terme d'astronomie. Temps solaire, temps réglé sur le mouvement du soleil. Temps sidéral, temps réglé sur le mouvement de la sphère céleste. Temps solaire vrai ou temps vrai, temps évalué au moyen de l'intervalle compris entre deux passages successifs du centre du soleil au même méridien. Temps solaire moyen ou temps moyen, temps réglé sur la marche d'un soleil fictif qui se meut uniformément dans le plan de l'équateur, et qui passe à l'équinoxe en même temps qu'un autre soleil fictif animé d'un mouvement uniforme dans le plan de l'écliptique et passant au périgée et à l'apogée en même temps que le soleil vrai. Temps astronomique, temps subdivisé en 24 heures qui se comptent d'un midi à l'autre. Temps civil, temps divisé en deux périodes de 12 heures chacune, dont l'origine est à minuit. Temps périodique, temps qu'un corps céleste emploie à faire une révolution entière autour d'un point, et, plus particulièrement, le temps qu'emploie une planète à parcourir son orbite entière.

  8. Le Temps (avec une majuscule), divinité païenne qu'on représente sous la figure d'un vieillard ailé, tenant une faux à la main.

    Bientôt ils défendront de peindre la Prudence, De figurer aux yeux la Guerre au front d'airain, Ou le Temps qui s'enfuit une horloge à la main — Boileau (1636-1711)

    Et d'ailes et de faux dépouillé désormais, Sur les mondes détruits le Temps dort immobile — Nicolas Gilbert (1750-1780)

  9. Particulièrement, succession des jours, des heures, des moments, considérée par rapport aux travaux, aux occupations. Une heure de temps, deux heures de temps. Prendre le temps de quelqu'un, lui dérober son temps, l'empêcher de travailler. Perdre temps, et, plus habituellement, perdre le temps, perdre son temps, faire de vains efforts, perdre sa peine. Perdre le temps, perdre son temps, ne rien faire ou faire des choses inutiles. Ne pas perdre temps, ne pas perdre de temps, faire sans aucun retard. Je n'ai pas de temps à perdre, je n'ai pas de temps à employer inutilement. Je n'ai pas de temps à perdre pour arriver à tel endroit, je n'ai que le temps nécessaire pour ne pas y arriver trop tard. Il s'en va temps, il s'en allait temps, il est temps, il était temps. Réparer le temps perdu, réparer la perte du temps, faire du temps un meilleur usage qu'on n'en a fait par le passé. Passer le temps, passer son temps à quelque chose, à faire quelque chose, l'y employer. Il passe son temps à jouer. Absolument. Passer le temps, se distraire en attendant l'heure marquée pour quelque chose. Familièrement. Passer bien le temps, son temps, se divertir. Passer mal le temps, son temps, s'ennuyer beaucoup, et fig. Être fort maltraité. Fig. Tuer le temps (voy. TUER). Couler le temps, laisser écouler le temps dans l'attente d'une occasion plus favorable. Pousser le temps avec l'épaule, différer l'exécution de quelque chose (voy. ÉPAULE, n° 1).

    Et la perte du temps ne se répare plus — Jean Mairet (1604-1686)

    Le temps est un trésor plus grand qu'on ne peut croire — Pierre Corneille (1606-1684)

  10. Bon temps, mauvais temps, le temps où l'on est bien, où l'on est mal. Prendre du bon temps, se divertir. Fig. Avoir bon temps, n'être pas réprimandé, grondé.

    Aidant au bon temps, supportant le mauvais — Beaumarchais (1732-1799)

    Nous n'avions pas le sou, mais nous étions contents ; Nous étions malheureux, c'était là le bon temps — COL. D'HARLEV

  11. Terme préfix, durée limitée. Ses cheveux blanchissent avant le temps. Terme de droit. Temps légaux, tout ce qui est relatif aux prescriptions, déchéances, délais, dates, durées, âges requis par la loi. Terme d'eaux et forêts. Temps de coupe et de vidange, terme accordé à l'adjudicataire d'une vente pour couper et enlever les bois de cette coupe. Il a fait son temps, se dit d'un homme qui, après un long service, sort d'un emploi, et aussi d'un homme usé. Avoir fait son temps, se dit des choses hors d'usage. Le paganisme avait fait son temps. Cet habit a fait son temps, cet habit a été porté aussi longtemps qu'il pouvait l'être, il ne peut plus servir. Il a fait son temps, se dit d'un soldat qui a achevé son temps de service. Il se dit aussi d'un condamné à la détention, quand il a achevé la durée de sa peine.

    Cet hymen différé ne rompt point une loi, Qui, sans marquer de temps, lui destine ta foi — Pierre Corneille (1606-1684)

    Dieu, qui fait tout en son temps — Bossuet (1627-1704)

  12. Les siècles, les différents âges, les différentes époques. Les temps historiques. Les temps fabuleux. Presser les temps, resserrer les dates, les espaces chronologiques. Les hauts temps, les temps reculés dans l'antiquité. Les hauts temps de l'ancien français, le XIe et le XIIe siècle. La nuit des temps, les siècles écoulés dans lesquels l'histoire se tait ou bien n'est qu'une vague tradition. L'abîme des temps, les siècles lointains dans lesquels tout se perd, tout s'oublie. En termes de l'Écriture sainte, dans la plénitude des temps, dans le temps auquel Jésus-Christ est venu accomplir les prophéties. À la consommation des temps, à la fin du monde. Dans le cours des temps, dans la suite des temps, dans un temps futur très éloigné. Le Livre des Temps, s'est dit des Paralipomènes. Au temps jadis, autrefois. Familièrement. Dans le temps, jadis, autrefois. Cela m'a coûté mille francs dans le temps. Au temps, du temps que les bêtes parlaient, dans le temps des choses fabuleuses. Populairement. Du temps du roi Guillemot, du roi Dagobert, du temps qu'on se mouchait sur sa manche, se dit pour marquer des siècles éloignés, des siècles grossiers.

    Que ne peuvent, grand roi, tes hautes destinées Me rendre la vigueur de mes jeunes années ! Qu'ainsi qu'au temps du Cid je ferais de jaloux ! — Pierre Corneille (1606-1684)

    En ce temps-là il n'y avait point de roi dans Israël — Lemaistre de Sacy (1613-1684)

  13. Le bon temps, le vieux temps, le temps de nos pères. Par ironie, être du bon temps, être crédule, arriéré, etc.

    C'est l'amour du vieux temps, il n'est plus à la mode — Thomas Corneille (1625-1709)

    Tu sais que d'un peu de bêtise Le bon vieux temps est accusé ; Mais dans ce siècle plus rusé J'ai grand regret à la franchise De l'âge d'or si méprisé — Cardinal de Bernis (1715-1794)

  14. Il se dit des différents âges de la vie. Le jeune temps, le temps de la jeunesse. De vieux temps, depuis longtemps. De mon temps, alors que j'étais jeune. En son temps, pendant qu'il vivait. Le premier temps. le second temps, le bon temps d'un artiste, les phases diverses de son talent.

    La Providence nous conduit avec tant de bonté dans tous ces temps de notre vie, que nous ne les sentons quasi pas ; cette pente va doucement, elle est imperceptible : c'est l'aiguille du cadran que nous ne voyons pas aller — Mme de Sévigné (1626-1696)

    Il y a des temps dans la vie où les forces épuisées demandent à ceux qui ont un peu d'honneur et de conscience de ne pas pousser les choses à l'extrémité — Mme de Sévigné (1626-1696)

  15. Une grande époque prévue. On dit dans le même sens : les signes du temps, certains signes qui annoncent la gravité des événements. Les derniers temps, les temps très voisins du jugement dernier.

    Le temps prédit par l'état du peuple juif, par l'état du peuple païen, par l'état du temple, par le nombre des années — Pascal (1623-1662)

    Le temps était arrivé que notre sage ministre devait être montré à son prince et à sa patrie — Bossuet (1627-1704)

  16. Il se dit par rapport à l'état où sont los choses pour le gouvernement d'un pays, les manières de vivre, les modes, etc. Espérons en des temps meilleurs. Le socialisme est la question du temps. ô temps, ô mœurs, locution exclamative pour se plaindre des temps et des mœurs. Les temps sont durs, il y a de la gêne, de la souffrance. Le temps qui court, le temps qu'il fait, les circonstances telles qu'elles se comportent. Être de son temps, avoir les idées du temps où l'on vit, et aussi se conformer aux usages de son temps. Le temps des scélérats, des délateurs, le temps qui leur est favorable, ou il y en a beaucoup.

    Deux fois, en grand politique, ce judicieux favori [Mazarin] sut céder au temps et s'éloigner de la cour — Bossuet (1627-1704)

    Hélas ! qu'est devenu ce temps, cet heureux temps Où les rois s'honoraient du nom de fainéants ? — Boileau (1636-1711)

  17. Délai. Accorder du temps. Obtenir du temps. Ne chercher qu'à gagner du temps, différer.

    On vous donne du temps ; Et jusques à demain je ferai surséance — Molière (1622-1673)

    Il faudrait prendre du temps, deux ou trois mois pour le moins — Bossuet (1627-1704)

  18. Intervalle suffisant, loisir. Revenez plus tard, je n'ai pas le temps de vous écouter.

    Mais ne leur donnez pas, tardant trop à punir, Le temps de se remettre et de se réunir — CORN

    Ils ont leurs temps où ils se rendent inaccessibles — Fléchier (1632-1710)

  19. Conjoncture, occasion propre, moment. Un temps viendra, il arrivera une circonstance, une conjoncture favorable. Prendre son temps, prendre bien son temps, prendre mal son temps, saisir le moment favorable ou défavorable pour faire quelque chose. Prendre son temps que...., saisir le moment où.... Absolument. Prendre son temps, guetter et saisir l'instant favorable. Prendre son temps sur quelqu'un, attaquer quelqu'un au moment où on a l'avantage. Prendre son temps, faire une chose sans se presser. Prendre le temps de quelqu'un, attendre le moment qui convient à quelqu'un dont on a besoin. Prendre quelqu'un sur le temps, saisir une occasion subite et favorable auprès de quelqu'un, ou ne pas lui laisser le temps de la réflexion.

    .... adieu, l'amour vous presse, Et je serais marri qu'un soin officieux Vous fit perdre pour moi des temps si précieux — Pierre Corneille (1606-1684)

    Le temps de chaque chose ordonne et fait le prix — Pierre Corneille (1606-1684)

  20. La saison propre à chaque chose. Le temps de la moisson, des vendanges. En médecine et en chirurgie, on distingue le temps de nécessité et celui d'élection : le temps de nécessité est celui où l'on est forcé d'employer tel ou tel médicament, de pratiquer telle ou telle opération, pour empêcher la maladie de s'aggraver ; le temps d'élection est celui où l'on se décide à agir, parce qu'il est plus convenable à la nature de la maladie et à l'état du malade. Le temps de Pâques, le temps pascal, les jours pendant lesquels les fêtes de Pâques se célèbrent. Le temps des vacances, l'époque de l'année où les tribunaux, les colléges, etc. sont fermés. Quatre-Temps, voy. QUATRE-TEMPS. Terme de liturgie. Le propre du temps, voy. PROPRE, n° 18.

    Les temps des plaisirs absorbent ceux des devoirs — Fléchier (1632-1710)

Étymologie : Wallon, tain ; provenç. temps ; espagn. tiempo ; portug. et ital. tempo ; du lat tempus, temps ; comparez l'angl. time, l'angl.-sax tima, le gaél. tim, tiom.

Historique : XIe s. Il est mult vielz, si ad sun tens uset Morz est li quens [le comte], de sun tens ni ad plus Demorent trop, n'i puent estre à tens Cuntre paiens [il] fut tuz tens campiuns Dist l'emperere : tens est del herberger XIIe s. E cel jor [il] ne li dist rien ; mais, quant il vit son tens, appelé à conseil, il respondit.... Li noviaus tanz et mais et violete Encor viendra lieus et tens De ma très grant joie avoir Quant [je] voi venir le bel tanz et la flor À la douzor del tens qui raverdoie, Chantent oisel et florissent vergier Guiteclins de Sassoigne, quant ce vint à son tans, De sa premiere fe…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Durée des choses, marquée par certaines périodes, et principalement par la révolution apparente du soleil. Compter, mesurer le temps. Un long temps. Un temps court. Un temps limité. Temps passé. Temps présent. Temps futur, à venir. Le temps coule. Le temps s’écoule. Le temps passe bien vite. En même temps. Dans le même temps. Il y a bien du temps. Il y a peu de temps. Le temps amène de grands changements. Le temps fera découvrir la vérité. Avec le temps. Les poètes ont personnifié le Temps. On représente le Temps sous la figure d’un vieillard ailé qui d’une main tient une faux, et de l’autre un sablier.

  2. Le temps dévore tout, à la longue tout se détruit.

  3. Le temps presse, Il faut agir rapidement.

  4. Laps de temps, Espace de temps. Après un grand laps de temps.

  5. En termes d’Astronomie, Temps vrai, Le temps mesuré par le mouvement réel et inégal de la terre autour du soleil. Temps moyen, Le temps mesuré par un mouvement uniforme, réglé sur la vitesse moyenne de la terre.

  6. TEMPS désigne aussi la Durée limitée, par opposition à l’éternité. Platon a dit que le temps est une image mobile de l’éternité immobile.

  7. Avant tous les temps, avant les temps, avant le temps, Avant la création du monde.

  8. TEMPS se dit, dans un sens particulier, de la Succession des jours, des heures, des moments, considérée par rapport aux différents travaux, aux diverses occupations des personnes. C’est un homme qui ne connaît pas le prix du temps. Faire un bon usage du temps, un bon emploi du temps. Employer bien le temps. Ménager bien le temps. Le temps est précieux. Cela demande bien du temps. Il faut beaucoup de temps pour cela. Ce travail me prendra beaucoup de temps. J’y ai donné, j’y ai consacré tout mon temps. Cet importun me fait perdre mon temps. Gagner du temps. Je vous réclame une heure de votre temps. Je ne puis disposer de mon temps comme je voudrais.

  9. Perdre le temps, perdre son temps, Ne rien faire ou faire des choses inutiles. Je n’ai pas de temps à perdre, Je n’ai pas de temps à employer inutilement. Je n’ai pas de temps à perdre pour arriver à tel endroit, Je n’ai que le temps nécessaire pour ne pas y arriver trop tard. Prov., Le temps perdu ne se retrouve jamais.

  10. Rattraper le temps perdu, réparer une perte de temps, Profiter mieux du temps qu’on n’a fait par le passé, en faire un meilleur usage; Redoubler son travail pour faire en peu de temps ce qu’on avait négligé jusqu’alors.

  11. Passer le temps, passer son temps à quelque chose, à faire quelque chose, L’y employer; cela ne se dit que des occupations futiles. Il passe le temps à jouer, à rêver. Il passe son temps à ne rien faire.

  12. Absolument, Passer le temps, Se distraire en attendant l’heure marquée pour quelque chose. Je m’ennuyais à l’attendre, j’ai pris un livre pour passer le temps.

  13. Fam., Se donner du bon temps, Se divertir.

  14. Fig. et fam., Tuer le temps, Faire des riens, des choses inutiles pour se désennuyer.

  15. TEMPS se dit aussi d’une Durée limitée. Ce soldat a fait son temps de service. Prêtez-moi cela pour quelque temps. Cela n’a pas laissé de durer un certain temps.

  16. Cela n’a qu’un temps se dit d’une Chose qui ne dure que fort peu.

  17. Pour un temps, Pour une certaine durée limitée. Cet emploi n’est que pour un temps.

  18. Il a fait son temps se dit d’un Homme qui sort d’un emploi dont le temps était limité, ou qui n’est plus propre aux choses dont il s’est mêlé autrefois avec succès. Il se dit aussi des Choses hors d’usage. Cette loi avait fait son temps, Elle n’était plus efficace, applicable. Ce vêtement a fait son temps, Il a été porté autant qu’il pouvait l’être, il ne peut plus servir.

  19. TEMPS signifie encore Délai. Je vous demande encore un peu de temps pour vous payer. Je vous demande du temps. Vous me donnez un temps bien court. Prendre du temps. Accorder du temps. Obtenir du temps. Donner un an de temps.

  20. Cet homme ne cherche qu’à gagner du temps, Il ne cherche qu’à différer.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (1)
  • temps — forme de base — /tɑ̃/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée temps#60688.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.