taré · tare

taré

adjectif, /taʁe/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) · 1873 (1 sens)

Littré (1873) — entrée 2

adj.

  1. Terme de blason. Se dit de la position du heaume ou du timbre d'un écu. Taré de front. Taré de côté ou de profil.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Littré (1873) — entrée 1

part. passé

  1. Qui est affecté de tare. Marchandise tarée Fruits tarés. Cheval taré, cheval qui présente des défectuosités résultant d'un accident ou d'une opération ; exemples : cicatrices au genou, suite de la cautérisation de la peau par le fer rouge. Fig. Un homme taré, homme décrié pour de mauvaises actions. On attribue à Mirabeau le premier emploi de taré au sens figuré.

    Le fils est taré ; je puis le dire ; cela est de notoriété publique — Mirabeau (1749-1791)

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (4)
  • tarées — pluriel féminin — /taʁe/
  • tarés — pluriel masculin — /taʁe/
  • tarée — singulier féminin — /taʁe/
  • taré — singulier masculin — /taʁe/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée taré#60477.

tare

nom, féminin, /taʁə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (6 sens) · 1873 (1 sens) — Académie 1935 (4 sens)

Littré (1873) — entrée 1

s. f.

  1. Déchet dans une marchandise ; diminution soit dans la quantité, soit dans la qualité. Cette marchandise a subi beaucoup de tare. Nombre de grammes que, sur un poids quelconque de marchandises, on compte de moins au profit de l'acheteur, en raison de la tare. Tare d'espèces, rabais que l'on supporte dans le compte de l'argent, lorsqu'on change un billet ou une monnaie, et qui est le droit du changeur. Tare de caisse, perte qui se trouve sur les sacs d'argent, soit à cause des fausses espèces, soit à cause des mécomptes, en payant ou en recevant.

    L'incertitude de la vérité des balances et de la fidélité des poids a fait naître l'embarras de la tare et la nécessité des déductions — Buffon (1707-1788)

  2. Fig. Vice, défaut. Ce bois est bon, il n'y a pas de tare.

    ....ressembler à ces fontaines Dont les conduites souterraines Passent par un plomb si gâté, Que, toujours ayant quelque tare, Au même temps qu'on les répare, L'eau s'enfuit d'un autre côté ? — Malherbe (1555-1628)

    Comme il n'y a point de si beau corail qui n'ait sa tare, de si parfait diamant qui n'ait sa paille — La Mothe Le Vayer (1588-1672)

  3. Terme de maquignon. Dans le cheval, c'est une défectuosité, d'une origine quelconque, maladive ou non, qui a son siége à la peau ou dans les parties sous-jacentes, et qui diminue plus ou moins la valeur du cheval.

  4. Fig. Tache, sujet de blâme. C'est un homme sans tare, qui n'a ni tare, ni défaut (locution qui a vieilli), c'est un homme irréprochable.

    Ils en ôtent l'éclat et laissent une tare Au plus riche ornement dont la terre se pare — Voiture (1597-1648)

    Daguesseau et sa femme étaient soupçonnés de jansénisme ; avec cette tare, c'était merveille comme ses vertus et ses talents l'avaient porté où il était arrivé — Saint-Simon (1675-1755)

  5. Poids des barils, pots, enveloppes, etc. dont on s'assure d'abord, pour connaître le poids net des marchandises que l'on y mettra. On déduira la tare, et l'on ne tiendra compte que du poids net.

  6. Répondre tare pour barre, dire un mot pour l'autre, répondre de travers. Il voulut s'essayer au latin, et il répondit tare pour barre.

Étymologie : Provenç. espagn. et ital. tara ; anc. esp. atara ; bas-lat. tara, poids ; de l'arabe tarha, ou, avec l'article, at-tarha, déchet, tare.

Historique : XVe s. Anglois fort à congnoistre sont ; En eulx ne se fault rigoller, N'en leur maintien n'en leur parler ; Frappent et tuent sans dire gare ; Ne fyer ne vous y vueillez, Que il y aroit beaucoup tare XVIe s. Numa considerant que la tare de l'inegalité [entre le cours du soleil et celui de la lune] est de unze jours, pour ce que les douze revolutions de la lune se font en 354 jours, et celle du soleil en 365.... La curiosité est un desir de sçavoir les tares et imperfections d'autrui Il y avoit quarante mil escus pour la tare de l'or, outre lesdits douze cens mille escus [les écus ayant été pr…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Littré (1873) — entrée 2

s. f.

  1. Terme de blason. Se disait autrefois des grilles qui couvraient la visière du casque.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Perte de valeur causée par une diminution de quantité ou de qualité. Ces marchandises ont été gâtées dans le navire, il y a pour trois cents francs de tare. En ce sens, il est vieux.

  2. Il signifie aussi Vice, défaut, imperfection qui diminue la valeur d’un objet. Ce bois est bon, il n’a point de tare. Vous vous plaignez de ce cheval; quelle tare lui trouvez-vous?

  3. Il s’emploie de même au sens moral. C’est un homme sans tare, qui n’a ni tare ni défaut.

  4. En termes de Commerce, il se dit du Poids des barils, caisses, emballages, véhicules, etc., qu’on doit déduire pour avoir le poids net d’une marchandise. Faire la tare.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • tares — pluriel — /taʁə/
  • tare — singulier — /taʁə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée tare#60413.

taré

nom, masculin

Voir aussi : forme féminine tarée

Grammaire et formes (2)
  • tarés — pluriel
  • taré — singulier

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée taré#103510.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.