tapage

tapage

nom, masculin, /tapaʒə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Terme familier. Désordre accompagné d'un grand bruit. Faire tapage, se disait autrefois parmi des jeunes gens débauchés pour tout briser dans un mauvais lieu.

    Mme de la Vrillière qui vint ici faire tapage avec Mme de Listenai — Voltaire (1694-1778)

    Au milieu de la nuit ! quel tapage vous faites ! — Collin d'Harleville (1755-1806)

  2. Fig. Terme de beaux-arts. Se dit de l'effet d'un tableau dans lequel il y a trop de mouvement, trop de contrastes. On dit plus ordinairement fracas.

  3. Fig. Bouleversement.

    Les Français arrivent tard à tout ; mais enfin ils arrivent ; la lumière s'est tellement répandue de proche en proche, qu'on éclatera à la première occasion ; et alors ce sera un beau tapage — Voltaire (1694-1778)

  4. Reproches faits avec bruit, criailleries.

  5. Grand bruit qu'on fait d'une affaire.

    Bien des gens veulent que tout le tapage fait par le parlement ait été le résultat des intrigues de ce prélat ambitieux — Louis Petit de Bachaumont (1690-1771)

Étymologie : Taper.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Bruit désordonné, tumultueux. Faire du tapage. Quel tapage! Tapage nocturne.

  2. Il se dit aussi de Reproches faits avec bruit, de criailleries. Voilà bien du tapage pour peu de chose.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • tapages — pluriel — /tapaʒə/
  • tapage — singulier — /tapaʒə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée tapage#60332.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.