tante

tante

nom, féminin, /tɑ̃tə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens) — Académie 1935 (3 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. La sœur du père ou de la mère.

    Éraste : Et monsieur votre oncle ? - Pourceaugnac : Je n'ai point d'oncle. - Vous en aviez pourtant en ce temps-là... - Non : rien qu'une tante. - C'est ce que je voulais dire, madame votre tante ; comment se porte-t-elle ? — Molière (1622-1673)

    Je ne m'arrêterai point à Dijon : je ne pourrai refuser quelques jours en passant à quelque vieille tante que je n'aime guère — Mme de Sévigné (1626-1696)

  2. La femme de l'oncle.

  3. Grand'tante, la sœur de l'aïeul ou de l'aïeule. Deux grand'tantes.

  4. Tante à la mode de Bretagne, la cousine germaine du père ou de la mère.

  5. Populairement. Ma tante, le Mont-de-piété ou un prêteur sur gages. Emprunter cent francs à ma tante.

    Il m'est impossible de faire ce que vous demandez [rendre la vaisselle d'argent qu'il avait achetée à crédit] par la raison qu'en ce moment mon argenterie ou, si vous aimez mieux, votre argenterie est chez ma tante - Chez ma tante ! cria l'orfévre se levant ave fureur — Charles de Bernard (1804-1850)

Étymologie : Picard, ante, nante ; wallon, antin, grand'tante ; provenç. amda ; lombard, ameda ; amida ; Brescia, meda ; du lat. amĭta, qui, ayant l'accent sur a, a donné régulièrement ante, qui est la forme ancienne conservée dans le picard. Mais d'où vient le t-ante ? Diez pense que c'est un t euphonique comme dans voilà-t-il ; mais, pour qu'une lettre euphonique ait une raison d'être, il faut qu'il y ait rencontre de deux voyelles ; aussi, précisant davantage, et pour avoir cette rencontre, Scheler admet qu'avec les adjectifs possessifs féminins on a intercalé un t : ma-t-ante, et que finalement ce t eu

Historique : XIIIe s. Se li frere prant feme, et la sor se marie, et chascun a enfanz, li enfant à la seror apeleront lo frere lor oncle et cil au frere apeleront la sor ente Nos meres qui furent seurs germaines de nostre dit oncle et antes de nostre dit cousin E sa tante celui porta Ele fu sa tante e sa mere Et come Eideline se seist avec l'enfant, il comença à crier et à dire à icele Eideline : ma tante, ma tante, veez, veez Se tere esquiet [échoit] de costé à celi qui est mariés, comme d'oncle ou d'antain, de frere ou de sereur.... XVe s. Et se tint madame Anne de Behaigne à Bruxelles delez son oncle et…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. La soeur du père ou de la mère, la femme de l’oncle. Tante paternelle. Tante maternelle.

  2. Grand-tante, La soeur du grand-père ou de la grand-mère, la femme du grand-oncle.

  3. Tante à la mode de Bretagne, La cousine germaine du père ou de la mère.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • tantes — pluriel — /tɑ̃tə/
  • tante — singulier — /tɑ̃tə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée tante#60312.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.