tan
nom, masculin, /tɑ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. m.
Écorce pulvérisée du chêne, du sumac, du châtaignier, etc. qu'on emploie à tanner les peaux. Moulin à tan.
On pourrait éviter de renouveler le tan, en l'arrosant avec de l'eau chargée de tannin, lorsqu'il serait épuisé de ce principe — Louis Jacques Thénard (1777-1857)
Étymologie : Origine incertaine. Frisch le tire de l'allem. Tanne, sapin ; Diefenbach, du bas-breton, tanu, chêne ; en gaélique, tionas, en irlandais, tionus, signifient une tannerie. Ce dernier mot convient mieux, parce que c'est plutôt avec l'écorce du chêne qu'avec celle du sapin que se fait le tan. Le mot est ancien ; car on trouve le verbe tanare dans les Gloses d'Erfurt.
Historique : XIIIe s. Por poi n'afol quant g'i entan ; Ne m'estuet pas taner en tan ; Quar le resveil Me tane assez quant je m'esveil
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
écorce pulvérisée du chêne et de quelques autres arbres, dont on se sert pour le traitement des cuirs. Moulin à tan. écorcer de jeunes chênes pour faire du tan.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- tans — pluriel — /tɑ̃/
- tan — singulier — /tɑ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée tan#60256.