tabarin
nom, masculin, /tabaʁɛ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) · 1873 (1 sens)
Littré (1873) — entrée 1
s. m.
Farceur qui égayait de ses quolibets, au commencement du XVIIe siècle, les rues et les places de Paris, principalement le pont Neuf ; il avait été valet de Mondor, charlatan.
Le charton n'avait pas dessein De les mener voir Tabarin — La Fontaine (1621-1695)
Par emploi d'un nom propre pour nom appellatif, farceur qui monte sur des tréteaux pour représenter dans les places publiques (il s'écrit avec une majuscule). Faire le Tabarin, faire le bouffon.
Le Parnasse parla le langage des halles ; Apollon travesti devint un Tabarin — Boileau (1636-1711)
Un Tabarin mordant, caustique et rustre, Devient par elle un sénateur illustre — Jean-Baptiste Rousseau (1671-1741)
Étymologie : Tabarin était ainsi nommé du tabar ou tabard qu'il portait ; le tabar était, dans l'ancienne langue, le nom d'une espèce de manteau en serge verte.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Littré (1873) — entrée 2
s. m.
Morceau de bois qui forme la clef de la charpente de la drome, dans une forge.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (2)
- tabarins — pluriel — /tabaʁɛ̃/
- tabarin — singulier — /tabaʁɛ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée tabarin#60063.