symbole
nom, masculin, /sɛ̃bɔlə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (6 sens) — Académie 1935 (4 sens)
Littré (1873)
s. m.
Figure ou image employée comme signe d'une chose. Fig.
[Serpent réchauffé] Symbole des ingrats ! — La Fontaine (1621-1695)
Depuis que le roi a pris un soleil pour son symbole, et qu'il s'est approprié ce bel astre — Dominique Bouhours (1628-1702)
Particulièrement, marque, figure qu'on voit sur les médailles, et qui sert à désigner soit des hommes ou des divinités, soit des contrées, des royaumes, des provinces, des villes. La ville de Paris a pour symbole un vaisseau.
Symboles sacrés, ou, simplement, symboles, les signes extérieurs des sacrements.
Formulaire qui contient les principaux articles de la foi. Le Symbole des Apôtres, et, absolument, le symbole, celui qui fut établi par les apôtres, et qui commence par ces mots : Je crois en Dieu le Père tout-puissant....
Le premier concile général, où 318 évêques qui représentaient toute l'Église.... dressèrent le symbole où la consubstantialité du Père et du Fils est établie — Bossuet (1627-1704)
Qu'on dise tout ce qu'on voudra du Symbole des Apôtres, ce sera toujours un fait véritable, qu'il est reçu et pratiqué par tout ce qui porte le nom de chrétien — Bossuet (1627-1704)
Terme de rhétorique. Espèce de trope par lequel on substitue au nom d'une chose le nom d'un signe que l'usage a choisi pour la désigner. Ex. : La robe, c'est-à-dire la magistrature ; l'épée, c'est-à-dire l'état militaire. C'est une espèce de métonymie.
à la fin j'ai quitté la robe pour l'épée — Pierre Corneille (1606-1684)
Symbole chimique, nom donné par les chimistes aux lettres initiales par lesquelles, pour abréger, ils désignent les corps élémentaires. O et S sont les symboles de l'oxygène et du soufre.
Étymologie : Lat. symbolum, de σύμϐολον, marque convenue, de συμϐάλλειν, mettre ensemble, de σὺν, avec et βάλλειν, jeter (voy. BALISTIQUE).
Historique : XVIe s. Le pain est un symbole, sous lequel nostre Seigneur nous offre la vraye manducation de son corps Ces trois firent là un symbole [conspiration], et y taillerent bien de la besogne que l'on a bien sceu depuis et veu éclore
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Figure ou image qui sert à désigner une chose le plus souvent abstraite. Le chien est le symbole de la fidélité. Le drapeau est le symbole de la patrie. La gloire a le laurier pour symbole.
Il se dit particulièrement, en termes de Numismatique, de Figures qu’on voit sur les médailles et qui servent à désigner soit des hommes ou des divinités, soit des parties du monde, des royaumes, des provinces ou des villes. Les symboles sont ordinairement placés sur le revers des médailles. La ville de Paris a un vaisseau pour symbole.
En termes de Chimie, il se dit de la Lettre ou des quelques lettres qui servent à désigner un corps simple. Le symbole de l’oxygène est O, celui du sodium est Na.
En termes de Théologie, il se dit du Formulaire qui contient les principaux articles de la foi. Les trois symboles de la foi sont le symbole des apôtres, le symbole de Nicée et le symbole attribué à saint Athanase. Absolument, Le symbole, Celui des apôtres.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- symboles — pluriel — /sɛ̃bɔlə/
- symbole — singulier — /sɛ̃bɔlə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée symbole#59589.