sylphe
nom, masculin, /silfə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. m. et f.
Nom que les cabalistes donnaient aux prétendus génies élémentaires de l'air. Fig. On dit en parlant d'une jeune femme élancée et gracieuse : C'est une sylphide, elle danse comme une sylphide.
Une petite critique contre la Bérénice de Racine, qui me parut fort plaisante et fort spirituelle ; c'est de l'auteur des sylphides, des gnomes et des salamandres [Montfaucon de Villars] — Mme de Sévigné (1626-1696)
Cette guerre sera très bien fondée, et, si les sylphes pouvaient périr, ils ne le pourraient faire dans une plus belle occasion — Mme de Sévigné (1626-1696)
S. m. Genre de coléoptères.
Étymologie : Mot gaulois qui signifie génie et qu'on trouve dans diverses inscriptions : sulfi, sylfi, sylphi, au fém. sulevae, suleviae : Sulfis suis qui nostram curam agunt Ce qui est singulier, c'est que ce mot disparaît durant le moyen âge, du moins dans les écrits, et que le premier auteur moderne où il en soit question est Paracelse, qui donne ce nom aux génies nains de l'air et des bois.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Génie de l’air, dans certaines mythologies.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- sylphes — pluriel — /silfə/
- sylphe — singulier — /silfə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée sylphe#59573.