suturé
adjectif
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)
Littré (1873)
adj.
Qui offre une suture, qui a la suture saillante ou colorée.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (4)
- suturées — pluriel féminin
- suturés — pluriel masculin
- suturée — singulier féminin
- suturé — singulier masculin
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée suturé#104897.
suture
nom, féminin, /sytyʁə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens) — Académie 1935 (4 sens)
Littré (1873)
s. f.
Terme de chirurgie. Opération qui consiste à coudre les lèvres d'une plaie pour en obtenir la réunion. Suture à points séparés ou suture entrecoupée. Suture enchevillée ou emplumée. Suture entortillée. Suture à points passés. Suture du pelletier ou en surjet. Sutures métalliques, celles dans lesquelles on emploie des fils d'or et d'argent très fins qui ne déterminent pas de suppuration des tissus qu'ils traversent, ni autour d'eux lorsqu'ils restent inclus dans l'épaisseur des tissus lors de la cicatrisation de certaines plaies.
Les orties de mer peuvent être greffées ; on peut réunir les moitiés de différentes orties ; mais, pour les assujétir, on est obligé d'avoir recours à la suture — Charles Bonnet (1720-1793)
Terme de botanique. Nom donné aux lignes généralement peu saillantes qui indiquent les points où les ruptures doivent avoir lieu, lignes qu'on a comparées aux lignes saillantes des linges qui ont été réunis par une couture.
Terme d'anatomie. Jointure de deux os du crâne ou de la face, réunis par des dentelures. Suture fronto-pariétale, celle du frontal avec les deux pariétaux. Suture frontale, celle qui unit ensemble les deux pièces osseuses dont le frontal se compose dans l'origine.
Ces jointures dentelées qu'on nomme les sutures du crâne, et par où les parties qui le composent se trouvent étroitement unies — Dortous de Mairan (1678-1771)
Fig. En termes de littérature, travail fait après une suppression et pour la dissimuler. Le retranchement de cette scène a rendu une suture nécessaire.
Genre de coquilles bivalves.
Étymologie : Provenc. espagn. et ital. sutura ; du lat. sutura, de suere, coudre ; sanscr. siv, coudre, sevana, aiguille.
Historique : XVIe s. Suture est une composition d'os faite à la semblance des choses cousues Il y a cinq principales sortes de sutures [pour les plaies]
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
T. d’Anatomie — Jointure de deux parties du crâne qui entrent l’une dans l’autre par des dentelures et qui paraissent comme cousues ensemble.
Il se dit, en termes de Botanique, de l’Endroit où les pièces, les valves qui forment l’enveloppe de certains fruits se joignent et adhèrent entre elles par leurs bords. Suture longitudinale.
Il désigne, en termes de Chirurgie, la Réunion des lèvres d’une plaie, généralement à l’aide d’aiguilles et de fil. Point de suture.
SUTURE se dit figurément en parlant des Ouvrages de l’esprit dont on a retranché quelque partie, et désigne le Travail que l’on fait pour empêcher que la suppression ne paraisse. Au moyen d’une suture habilement faite, on ne s’aperçoit pas qu’il a retranché cette scène, ce chapitre, ce paragraphe. On dit plutôt aujourd’hui Raccord.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- sutures — pluriel — /sytyʁə/
- suture — singulier — /sytyʁə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée suture#59524.