suspension
nom, féminin, /syspɑ̃sjɔ̃/
Définitions
Cessation temporaire d'une activité, d'une fonction ou d'un processus.
Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.
Appareil d'éclairage suspendu au plafond.
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État d'une substance dont les particules restent dispersées dans un liquide sans se déposer.
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Système d'amortissement d'un véhicule reliant les roues au châssis.
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Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (10 sens) — Académie 1935 (9 sens)
Littré (1873)
s. f.
Action de suspendre, état de ce qui est suspendu. Le point de suspension d'une balance. Manière de suspendre. En médecine légale, mort par suspension, mort par la pendaison. Terme de vétérinaire. La suspension d'un cheval qu'on veut empêcher de rester constamment couché, pendant certaines maladies des organes locomoteurs, peut être pratiquée à l'aide de différents moyens. Suspension à la Cardan, mode de suspension qui permet à un objet de conserver sensiblement sa position par rapport à l'horizon malgré les déplacements du support. Terme d'horlogerie. Se dit des pièces ou parties par lesquelles un régulateur est suspendu.
M. Coulomb, de l'Académie des sciences, ayant imaginé une suspension dans laquelle l'aiguille est sans frottement — Buffon (1707-1788)
Terme de chimie. État d'une substance tenue dans un liquide sans se précipiter.
Support suspendu, dans lequel on met une lampe, des fleurs.
Une belle suspension. Une suspension de bronze doré. Bronze, pendules, candélabres, lustres, lampes, feux, suspensions,
Cessation temporaire. Suspension des poursuites. La suspension du payement d'une rente. La suspension de la fièvre. En droit commercial, la suspension de payement diffère de la cessation de payement qui constitue la faillite, en ce que la cessation est réelle et générale, tandis que la première n'est qu'accidentelle et temporaire.
Une suspension de tout le mouvement de la machine ronde — Mme de Sévigné (1626-1696)
J'ai été si occupée, mon cher cousin, à prendre Philisbourg, qu'en vérité je n'ai pas eu un moment pour vous écrire ; je m'étais fait une suspension de toutes choses — Mme de Sévigné (1626-1696)
Suspension d'armes, cessation momentanée des actes d'hostilité.
Comme ils [les Romains] ne faisaient jamais la paix de bonne foi, et que, dans le dessein d'envahir tout, leurs traités n'étaient proprement que des suspensions de guerre — Montesquieu (1689-1755)
État d'un homme en suspens, en incertitude. Terme des mystiques. Suspension des puissances, voy. LIGATURE.
Et les braves pyrrhoniens, en leur ataraxie, sont en suspension perpétuelle — Pascal (1623-1662)
Cette suspension de désirs entre la vie et la mort, et cette volonté soumise à celle de Dieu, ne sont-ce pas des caractères d'une âme chrétienne ? — Fléchier (1632-1710)
Action d'interdire un fonctionnaire de ses fonctions pour un temps.
Terme de grammaire. Sens interrompu, inachevé. La suspension se marque par une suite de points.
Figure de style qui consiste à tenir les auditeurs en suspens.
La suspension, qui consiste à faire attendre une pensée qui surprend — Dumarsais (1676-1756)
Terme de musique. Marche d'un accord dans lequel on soutient un ou plusieurs sons de l'accord précédent, avant de passer à ceux qui appartiennent à l'accord actuel.
On pourrait dire par exemple suspension de tel accord sur tel autre, suspension ascendante ou descendante, suspension simple ou double, suspension de tel degré de la gamme en partant de tel autre degré — GRÉTRY
Étymologie : Provenc. suspensio ; espagn. suspension ; ital. sospensione ; du lat. suspensionem, de suspensum, supin de suspendere, suspendre.
Historique : XIIe s. Mais li reis nel volt pas metre à desfactium ; Ains li dist qu'il alast maneir à sa maisun ; Mais de tut sun mestier li fist suspensiun XVIe s. Leur effect [des pyrrhoniens], c'est une pure, entiere et très parfaite surseance et suspension de jugement
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Action de suspendre; état d’une chose suspendue. La suspension d’un pendule. Le point de suspension d’une balance.
Cette substance est en suspension dans l’eau, Ses particules sont mêlées à l’eau sans être dissoutes par elle.
SUSPENSION se dit aussi d’un Appareil suspendu au plafond, qui supporte une lampe, des lampes. Une suspension de bronze doré.
Il se dit encore de l’Ensemble des organes qui servent, dans une voiture, à amortir les chocs. La suspension de cette voiture est excellente.
SUSPENSION s’emploie aussi figurément et signifie Surséance, cessation momentanée. La suspension de l’exécution d’un jugement. Suspension de poursuites. La suspension des paiements.
Suspension d’armes, Cessation momentanée des hostilités.
SUSPENSION désigne aussi l’Action d’interdire pour un temps à un fonctionnaire public l’exercice de ses fonctions. Il a été prononcé contre cet avoué une suspension de trois mois.
Il se dit également, en termes de Grammaire, d’un Sens interrompu brusquement et qui n’est point achevé. La suspension, dans l’écriture, dans l’impression, se marque par une suite de points.
Points de suspension, Points mis à la suite les uns des autres pour marquer la suspension.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- suspensions — pluriel — /syspɑ̃sjɔ̃/
- suspension — singulier — /syspɑ̃sjɔ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée suspension#59512.