surséance
nom, féminin, /syʁsɛɑ̃sə/ ou /syʁseɑ̃sə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
Suspension, temps pendant lequel une affaire est sursise. Lettres de surséance, lettres qu'un débiteur obtenait du sceau, pour faire suspendre les poursuites de ses créanciers.
On vous donne du temps, Et jusques à demain je ferai surséance à l'exécution, monsieur, de l'ordonnance — Molière (1622-1673)
Laissons en surséance pour un peu de temps ce qui regarde l'application de la promesse [de Jésus-Christ] ou aux Latins ou aux Grecs — Bossuet (1627-1704)
Étymologie : Surseoir.
Historique : XVe s. Que on print journée pour povoir amyablement pacifier, et que cependant fust donnée surseance en guerre XVIe s. Pour donner quelque surseance à ces fascheuses tragedies Le roi avoit fait une declaration portant surseance de ses exploits, et un mois de terme à ceux qui voudroient se jeter entre ses bras Les deux armées firent une surseance d'armes, et parlerent les deux chefz ensemble Ils [les sceptiques] cherchent qu'on les contredie, pour engendrer la dubitation et surseance de jugement, qui est leur fin
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Délai, remise, temps pendant lequel on surseoit. Surséance de tant de jours, de semaines, de mois.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- surséances — pluriel — /syʁseɑ̃sə/ ou /syʁsɛɑ̃sə/
- surséance — singulier — /syʁseɑ̃sə/ ou /syʁsɛɑ̃sə/
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