sursaut
nom, masculin, /syʁso/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. m.
Mouvement brusque, occasionné par quelque sensation subite et violente. S'éveiller en sursaut, être réveillé subitement par quelque grand bruit ou par quelque violente agitation. Fig.
Quand je vis en sursaut une bête effroyable — Mathurin Régnier (1573-1613)
Le cheval fit un grand sursaut, et il retomba des quatre pieds — Cardinal de Retz (1613-1679)
Étymologie : Sur 1, et saut.
Historique : XIIe s. Si sul [seulement] dous jorz avant u treis M'en eüssiez conseil requis, Jeo vos deïsse mun avis ; Si en sorsaut, senz purpenser, Ne vous en sai conseil doner XIIIe s. À cel mot Jehans l'entendi ; S'est tressallis tout autressi Com cil qui en soursaut s'esveille XVIe s. Il meit en aguet trois mille hommes pour luy donner sur la queue en sursault, pendant que luy le chargeroit de front Au sortir du chasteau il lui empoigne le bras en sursaut, disant : qu'avez-vous fait, miserable ? Aulcuns tiennent que cela trouble la cervelle tendre des enfants de les esveiller le matin en sursault
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Mouvement brusque occasionné par quelque sensation subite et violente. S’éveiller en sursaut, être éveillé subitement.
Il s’emploie aussi figurément. Un sursaut d’énergie.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- sursauts — pluriel — /syʁso/
- sursaut — singulier — /syʁso/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée sursaut#59431.