supplément

supplément

nom, masculin, /syplemɑ̃/ ou /syplɛmɑ̃/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens) — Académie 1935 (6 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Ce qu'on donne pour suppléer. On lui a donné tant en argent pour supplément de partage.

  2. Ce qu'on donne en sus. Supplément de solde. Le supplément d'un livre, ce qui est ajouté à un livre pour suppléer ce qui manquait. Il a publié un supplément à son ouvrage. Le Supplément de Tite-Live par Freinshemius. On nomme ainsi, dans les grammaires élémentaires, une partie moins importante que celle qui est d'abord apprise, et où l'on a réuni quelques notions omises à dessein dans celle-ci. Le supplément d'un journal, feuille ou feuillet que l'on ajoute quelquefois à un journal, lorsque ce qu'on veut publier en dépasse l'étendue ordinaire. Dans les théâtres, dans les chemins de fer, prendre un supplément, échanger le billet qu'on avait acheté contre un autre d'une place supérieure, en payant le surplus du prix. Bureau de supplément ou des suppléments, le bureau où l'on fait cet échange. Supplément se dit dans les restaurants à prix fixe, quand on prend plus de plats que le nombre indiqué. Terme de marine. En supplément, se dit des personnes embarquées en sus du nombre prescrit.

  3. Ce qui supplée à. Fig.

    Ils [les biens ecclésiastiques] ne vous sont donnés que comme les suppléments de votre indigence, — Massillon (1663-1742)

    L'art n'allait point encore au delà de ces suppléments [cheveux et dents postiches],

  4. Terme de géométrie. Le supplément d'un angle, ce qu'il faut ajouter à un angle pour former deux angles droits. Adjectivement. Angle supplément d'un autre. Angles suppléments.

  5. Terme de grammaire. Ce qu'il faut ajouter pour suppléer les mots qui manquent dans une ellipse.

Étymologie : Prov. suplement ; espagn. suplemento ; ital. supplimento ; du lat. supplementum, de supplere, suppléer.

Historique : XIVe s. Ces chapitres sont suppleement et perfections des trois derniers XVIe s. [Quand saint Paul a dit] qu'il suppleoit en son corps ce qui defailloit des passions de Christ, il ne raporte point ce defaut de supplement à la vertu de la redemption....

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Ce qu’on ajoute à quelque chose. Supplément de dot. Supplément de solde. Supplément d’informations.

  2. Dans les théâtres, dans les chemins de fer, Prendre un supplément, payer un supplément, échanger le billet qu’on avait acheté contre un autre d’une place supérieure et payer le surplus du prix. Bureau de supplément ou des suppléments, Bureau où l’on fait cet échange.

  3. SUPPLÉMENT se dit spécialement, dans les restaurants à prix fixe, de Ce qu’on prend au-delà du nombre de plats indiqué.

  4. Il se dit aussi de Ce qu’on a ajouté à un livre. Il a publié un supplément à son ouvrage. Le dernier volume de cette encyclopédie contient le supplément.

  5. Le supplément d’un journal, Feuille que l’on ajoute à un journal, lorsque son étendue ordinaire ne suffit pas pour contenir toutes les matières qu’on veut y publier.

  6. En termes de Géométrie, Supplément d’un angle, Différence entre deux angles droits et cet angle. Dans un triangle, un angle quelconque est le supplément de la somme des deux autres.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • suppléments — pluriel — /syplemɑ̃/ ou /syplɛmɑ̃/
  • supplément — singulier — /syplemɑ̃/ ou /syplɛmɑ̃/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée supplément#59185.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.