supérieur
adjectif, /sypeʁjœʁ/ ou /sypɛʁjœʁ/
Définitions
Qui l'emporte en qualité ou en valeur sur un autre.
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Qui occupe un rang plus élevé dans une hiérarchie.
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Qui se trouve placé au-dessus d'autre chose.
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Qui affiche un sentiment de supériorité, dédaigneux envers autrui.
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Voir aussi : variante sup.
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (10 sens) — Académie 1935 (7 sens)
Littré (1873)
adj.
Qui est situé au-dessus, par opposition à inférieur. Les étages supérieurs. Les galeries supérieures. Membres supérieurs, les deux bras ou membres attachés au thorax, par opposition aux deux cuisses et jambes attachées au bassin. Terme d'astronomie. Planètes supérieures, celles dont l'orbite comprendrait l'orbite de la terre si on les projetait sur un même plan. Mars est la première des planètes supérieures.
Dans l'homme, les parties inférieures croissent moins d'abord que les parties supérieures — Buffon (1707-1788)
Il se dit des pays les plus rapprochés de la source du fleuve ou des fleuves qui les traversent. Les provinces supérieures de l'Asie. La Germanie supérieure. Le Rhin supérieur, le Rhin inférieur, en parlant de deux des trois bras du fleuve, selon que leur source est plus ou moins éloignée de leur point de réunion.
Qui occupe un rang élevé dans une échelle fictive. Les animaux supérieurs. Vertébrés supérieurs, s'est dit des vertébrés proprement dits, dans la théorie anatomique qui regarde les articulés comme des vertébrés inférieurs. Il se dit des ordres de quantité les uns par rapport aux autres.
Comme chaque addition partielle peut faire passer des unités dans l'ordre immédiatement supérieur, on conçoit qu'il faut commencer par chercher la somme des unités simples — CONDIL.
Qui est d'un ordre plus élevé. Les classes supérieures de la société. Puissance, autorité supérieure. Cours supérieures, tribunaux supérieurs, cours, tribunaux qui jugent en dernier ressort. Officier supérieur, officier d'un grade élevé ; c'est dans notre hiérarchie militaire le chef de bataillon ou d'escadrons, le lieutenant-colonel, le colonel et les officiers assimilés. Terme de philosophie. Concept supérieur, dans le kantisme, idée générale.
Vous auriez une paroisse de plus, dont vous seriez le seigneur supérieur avec toutes les marques — Mme de Sévigné (1626-1696)
Fig. Qui l'emporte sur, en parlant des personnes. Il se dit, en un sens analogue, des choses. Une force supérieure. Un prix supérieur.
Quand l'éloignement de ce grand ministre [Mazarin] eut attiré celui de ses confidents, supérieur par cet endroit au ministre même dont il admirait d'ailleurs les profonds conseils, nous l'avons vu retiré dans sa maison.... — Bossuet (1627-1704)
Le jeune ministre calviniste, fort instruit, plein de feu dans la dispute, nullement dressé à la politesse d'un monde qu'il n'avait pas vu, ne reconnaissant rien de supérieur à lui que la raison — Fontenelle (1657-1757)
Absolument. Placé au-dessus des autres par des avantages intellectuels ou moraux. Il se dit des choses en cet emploi. Supérieur, pris absolument, se dit aussi d'une supériorité militaire numérique.
La baronne : Le laquais de M. Turcaret est un sot, un benêt dont on ne peut tirer le moindre service ; et je voudrais mettre à sa place quelque habile homme, quelqu'un de ces génies supérieurs qui sont faits pour gouverner les esprits médiocres. - Frontin : Je vous vois venir, madame, cela me regarde — Lesage (1668-1747)
Les Maures passaient pour une nation supérieure ; on se tenait honoré de s'allier à eux ; le surnom de Rodrigue [le Cid] était maure — Voltaire (1694-1778)
Fig. Être supérieur à, avec un nom de chose pour régime, ne pas se laisser dominer par. Être supérieur aux événements, etc. avoir un courage à l'épreuve des événements, etc. Être supérieur à sa place, avoir plus de talents, de capacité, que n'en exige la place qu'on occupe.
Que la tendresse pour madame sa femme, qu'il venait d'appeler une faiblesse, était une de ces sortes de choses que la politique condamne, mais que la morale justifie, parce qu'elles sont une marque de la bonté d'un cœur qui ne peut être supérieur à la politique, qu'il ne le soit en même temps à l'intérêt — Cardinal de Retz (1613-1679)
Supérieur à la petite vanité de ne placer dans ses livres que ce qu'il a découvert ou observé le premier — Condorcet (1743-1794)
S. m. et f. Supérieur, supérieure, celui, celle qui a autorité sur un autre. Il faut obéir à ses supérieurs. Les relations de supérieur à inférieur.
En particulier, dans les couvents, le supérieur, la supérieure, celui ou celle qui gouverne un monastère.
Que de conformité de mœurs et de doctrine ! Que d'union d'esprits sous un supérieur ! — Pierre Corneille (1606-1684)
On critique, on censure, on contrôle toutes choses ; la supérieure même n'est pas exempte d'être sur le tapis ; l'on blâme sa conduite et sa manière d'agir — Bossuet (1627-1704)
Supérieure s'est dit de la femme qui tient une maison de filles publiques.
Un rendez-vous manqué avec une fille de la communauté de la Fillon.... cette fille rendit compte à sa supérieure, qui, étant fort en relation avec le régent.... — Mme de Staal-Delaunay (1684-1750)
Étymologie : Lat. superiorem, comparatif formé de la prép. super, sur, au-dessus.
Historique : XIIIe s. Li empereres d'Inde superior XVIe s. Saint Paul dit : Toute personne soit sujette aux puissances superieures Les peuples qui souffrent des violences par l'orgueil ou avarice des superieurs L'inferieur ne doit pas tousjours acomplir tout ce que son superieur lui ordonne Et qui juge la loy, il n'en est point observateur, mais en est superieur
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adj.
Qui est situé au-dessus; il est opposé à Inférieur. La région supérieure de l’atmosphère. L’orifice supérieur de l’estomac. La partie supérieure d’un édifice. Les étages supérieurs.
En termes de Géographie ancienne, il se dit des Pays les plus rapprochés de la source du fleuve ou de la rivière qui les traverse. La Germanie supérieure. La Pannonie supérieure.
SUPÉRIEUR s’emploie aussi figurément et signifie Qui est au-dessus d’un autre, qui l’emporte sur les autres pour la condition, la dignité, le mérite, l’autorité, les forces, etc. Les classes supérieures de la société. Les emplois, les grades supérieurs. Officier supérieur. Un génie supérieur. C’est un esprit supérieur. Il lui est supérieur par sa science, par son mérite. Les ennemis nous étaient supérieurs en nombre, en infanterie. Notre artillerie était supérieure. Puissance, autorité supérieure. Force supérieure. Prix supérieur.
être supérieur à son emploi, à sa fonction, Avoir plus de talents que n’en exige l’emploi qu’on occupe. On dit dans un sens analogue : Un auteur supérieur à son oeuvre.
Enseignement supérieur, Enseignement de plus haut degré. On dit dans un sens analogue : Cours supérieur.
SUPÉRIEUR, EURE, s’emploie aussi comme nom et désigne Celui, celle qui a autorité sur un autre, qui a le droit de commander à un autre. Il faut obéir à ses supérieurs. Les relations de supérieur à inférieur. Il est mon égal, non pas mon supérieur.
Dans les maisons religieuses, Le supérieur, le père supérieur; la supérieure, la mère supérieure, Celui, celle qui dirige, qui gouverne un monastère.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (4)
- supérieures — pluriel féminin — /sypeʁjœʁə/ ou /sypɛʁjœʁə/
- supérieurs — pluriel masculin — /sypeʁjœʁ/ ou /sypɛʁjœʁ/
- supérieure — singulier féminin — /sypeʁjœʁə/ ou /sypɛʁjœʁə/
- supérieur — singulier masculin — /sypeʁjœʁ/ ou /sypɛʁjœʁ/
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